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Abû Hâmid Al-Ghazali
deux nouvelles traductions

Abū Hāmid Al-Ghazālī, Le Minhāj, Le chemin vers le Paradis, Al-Bouraq, 2005Le Minhâj,
Le chemin vers le Paradis

  • Auteur : Abû Hâmid Al-Ghazâlî
  • Traduit de l'arabe par Djamel Ibn Fatah
  • Editeur : Al-Bouraq, Beyrouth
  • Collection : Revivification des sciences de la religion
  • 296 pages
  • Date de parution : juin 2005
  • ISBN-10: 2841612597
  • ISBN-13: 978-2841612598

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Abū Hāmid Al-Gazali - Maladies de l'āme et maītrise du cœur, Editions du Cerf, 2007Maladies de l'âme et maîtrise du cœur
Livre XXII de l' « Ihyâ' `Ulûm al-dîn » intitulé : « Livre de la discipline de l'âme, de l'éducation des comportements moraux et du traitement des maladies du cœur »

  • Auteur : Abû Hâmid Al-Ghazâlî
  • Préface par Maurice Borrmans
  • Introduction, traduction et notes par Marie-Thérèse Hirsch
  • Editeur : Editions du Cerf, Paris
  • Collection Patrimoines Islam
  • 192 pages
  • Prix : 32 € TTC
  • Date de parution : janvier 2007
  • ISBN-10: 2204080918
  • ISBN-13: 978-2204080910

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Abū Hāmid Al-Ghazālī, Le Minhāj, Le chemin vers le Paradis, Al-Bouraq, 2005Le Chemin vers le Paradis
Recension du fr. Emmanuel PISANI, op

Dans la collection « Revivification des sciences de la religion » qui compte à présent dix-sept volumes, les éditions Al-Bouraq proposent la traduction en français de l'intégralité du Minhâj al-`âbidîn ilâ jannat Rabb al-`âlamîn (La voie des adorateurs qui mène au jardin du Seigneur des mondes) d'al-Ghazâlî (1058-1111), célèbre penseur musulman d'origine persane dont le père Anawati a pu dire, après tant d'autres, qu'il était « le saint Thomas d'Aquin de la pensée musulmane » (1). Disons d'emblée, et non sans regret, que cette traduction, dont l'édition arabe n'est pas indiquée (2), ne propose aucune introduction ou commentaire critique au Minhâj. Rappelons aussi que son authenticité est douteuse et que l'ouvrage n'appartient pas aux quarante livres de la somme que constitue l'Ihyâ', comme pourrait le laisser supposer le titre de la collection. La traduction exclut toute référence aux termes arabes - qui dans bien des cas aurait pourtant évité confusions et imprécisions. Elle ne présente aucun glossaire, tout juste une très sommaire table des matières.

Cela dit, le texte garde en lui-même toute sa valeur puisqu'il s'y manifeste l'âme religieuse du mystique : profondeur spirituelle, sens de la sagesse abritée dans le Coran et les dits du Prophète Muhammad, perspicacité pédagogique et psychologique des images qui, sous maints aspects rappellent celles des Pères du désert, insistance sur la crainte de Dieu et la Seigneurie divine, défense de l'islam sunnite contre les arguments rationalistes, etc. On y appréciera aussi la méthode d'al-Ghazâlî fondée sur l'énumération exhaustive des fondements et des moyens. Dans le Minhâj, ouvrage qui aurait été écrit à la fin de sa vie, al-Ghazâlî décrit le chemin du bonheur qui conduit au paradis. Il consiste à devenir d'authentiques adorateurs « tant intérieurement qu'extérieurement » (p. 16). Cette montée n'est pas sans difficultés, elle est même « amère » (p. 194), « effrayante » (p. 238). Sur ce chemin de la dévotion et de l'adoration, le fidèle doit en effet prendre garde à sept obstacles qui constituent les sept chapitres du Minhâj : « Le premier est l'obstacle du savoir, le second celui du repentir, le troisième l'obstacle des handicaps, le quatrième celui des oppositions, le cinquième l'obstacle des impulsions, le sixième l'obstacle des vermoulures et le septième celui de la louange et de la reconnaissance » (p. 21). On retrouve, mais sous un autre mode, l'énonciation classique de Sarrâj (m. 988) et des sept étapes (maqâmât) du Livre des rayonnements (3) (Kitâb al-luma`).

Al-Ghazâlî rappelle que l'acquisition de la science de l'unicité divine, celle du cœur et celle de la loi canonique est requise pour être délivré du danger de l'ignorance et de la mécréance. Il avertit cependant que « sa traversée est rude et son danger immense. Que d'hommes se sont égarés en en déviant et que d'hommes ont glissé en l'empruntant ! » (p. 31). Par la science, le fidèle acquiert une connaissance vraie de Dieu. Il sait que le Dieu de l'islam est « un Dieu doué de Capacité, Savant, Vivant, doué de Volonté, un Dieu qui entend, voit et parle, dénué de tout rapport à un commencement quelconque dans la parole, la science et la volonté, au-dessus de tout défaut ou calamité. Il ne peut être défini par aucun attribut et l'on ne peut lui appliquer ce qui s'applique aux créatures. Rien de ce qu'Il a créé ne se ressemble et rien d'ailleurs ne Lui ressemble. Aucun endroit ou contrée ne peut Le contenir de même que les événements et les fléaux ne peuvent l'affecter » (p. 32). A cette énumération traditionnelle des attributs opératifs de Dieu distingués par al-Ghazâlî, s'ajoutent le rejet de toute analogie (qiyâs), ainsi que l'affirmation de l'impassibilité de Dieu. Au chapitre suivant, il définit le second obstacle que doit franchir le dévot : apprendre à se repentir. Cette notion clé (tawba) de l'enseignement ghazzalien puise sa source dans le Coran : « Dieu aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient » (Sourate 2, 222). Al-Ghazâlî énonce les conditions au repentir dont la première est le renoncement à la préférence pour le péché. Il encourage le pénitent, l'exhorte à la prudence, l'invite à la confiance. A l'homme las et désespéré de son péché, al-Ghazâlî, empli de sollicitude, lui remémore ce hadîth du Prophète : « Le meilleur d'entre vous est tout homme vaincu par la tentation qui se repent » (p. 44). Mais si al-Ghazâlî ne perd jamais l'occasion d'affermir le cœur vacillant du fidèle, sa morale n'en est pas moins exigeante puisqu'il rappelle que le pardon est conditionné par la nécessité de réparer autant que possible les conséquences désordonnées du péché. Ce chapitre annonce les très belles pages que l'auteur consacre à la miséricorde de Dieu (pp. 207-210). Sur son chemin vers le Paradis, le dévot doit affronter quatre obstacles majeurs, ceux du monde, des hommes, du diable et de l'âme. Le disciple doit donc apprendre à se détacher par une vie ascétique (zuhd) de tout ce qui n'est pas Dieu. Al-Ghazâlî ira même jusqu'à dire que la quête de l'isolement face au créé peut conduire l'adorateur de Dieu à fuir la prière du vendredi. Cependant, prévient le « revivificateur de l'islam », il lui faudra avoir un regard perçant car, « le risque de se tromper est immense » (p.60). La soumission à Dieu seul (islâm) passe par l'affranchissement des membres du corps à leur objet terrestre : « Quiconque veut craindre pieusement Dieu, qu'il soumette à la crainte les cinq membres, car ils constituent les fondements à savoir l'œil, l'oreille, la langue, le cœur et le ventre. Qu'il les y incite en les préservant de tout ce dont il craint qu'il ne corrompe la religion d'insoumission, d'illicite, d'excès et de dépenses inutiles de choses licites » (p. 89). Dans ce passage transparaît le thème de la crainte de Dieu que al-Ghazâlî réactualise en opposition aux philosophes. La crainte des châtiments et des fléaux de l'au-delà doit susciter dans le cœur du pénitent le désir de poursuivre son chemin. On retrouve également les catégories du licite et de l'illicite présentes dans le Coran et développées par la jurisprudence islamique (fiqh) dont il fut spécialiste. L'adoration de Dieu nécessite de s'abandonner (tawakkul) et de s'en remettre pleinement à Dieu « pour ce qui concerne la subsistance et le besoin en toute circonstance » (p. 151). De cet abandon total, sont à attendre la confiance, la patience, la satisfaction, l'endurance (p. 194). Dans un cinquième chapitre, al-Ghazâlî prévient le dévot qu'il lui faudra éprouver la crainte et l'espoir s'il veut éloigner son âme des insoumissions. Au chapitre suivant, al-Ghazâlî met en garde contre tout ce qui pourrait corrompre le cheminement ascétique, telles les ostentations ou l'infatuation. A cet égard, al-Ghazâlî s'oppose explicitement aux mu`tazilites et qadarites qui « ne voient dans leurs agissements aucune grâce divine et qui nient l'aide et l'assistance particulière ainsi que la bienveillance et ce, du fait d'un péché qui les a dominés » (p. 236). Au contraire, pour les adeptes de la voie droite, il convient de se rappeler que la grâce divine les accompagne en toute circonstance. Ce chemin vers le Paradis est une voie qui conduit à l'amour. Al-Ghazâlî conclut en effet son cheminement par l'énoncé d'un dit prophétique qui est un écho à la règle d'or : face au danger de la médisance, « il te suffit d'aimer pour les gens ce que tu aimes pour toi et de détester pour les gens ce que tu détestes pour toi. A ce moment, tu seras épargné et sauvé » (p. 257). Le dernier pas à franchir est alors celui de louer et de reconnaître Dieu pour le bienfait qu'il nous octroie.

fr. Emmanuel PISANI, op


Abū Hāmid Al-Gazali - Maladies de l'āme et maītrise du cœur, Editions du Cerf, 2007Maladies de l'âme et maîtrise du coeur
Recension du fr. Emmanuel PISANI, op

La traduction de Marie-Thérèse Hirsch (4) du livre XXII de l'Ihyâ' `Ulûm al-dîn (Revivification des sciences de la religion) traite des maladies de l'âme et de la maîtrise du cœur. Comme le mentionne la traductrice dans son avant-propos, ce livre est en grande partie issue de son mémoire de maîtrise présenté en 1985 à la faculté des lettres d'Aix en Provence et dirigé par le professeur Alfred-Louis de Prémare. D'emblée, il est de stature universitaire, ce en quoi il tranche par rapport à la traduction précédente du Minhâj. La clarté, la fidélité et la précision des expressions ainsi que la concision du style rendent hommage à al-Ghazâlî dont la densité de la rhétorique est bien souvent une gageure pour le traducteur. La traductrice a pris soin dans l'introduction de présenter al-Ghazâlî dont le génie est d'avoir su explorer « avec ardeur et rigueur, toutes les sciences de son époque, tout en sachant y discerner, grâce à un sens aigu de l'orthodoxie musulmane et de ses exigences spécifiques, les voies d'accès à la vérité et à la sainteté » (p. 15). L'Ihyâ' composé entre 1096 et 1103 constitue en effet une œuvre magistrale des sciences religieuses et une somme de morale religieuse (mu`âmala). Marie-Thérèse Hirsch propose un bref résumé de chacun des quarante livres de cette « somme » ce qui permet de mieux situer la place du livre XXII. Les notes de bas de page reproduisent, à quelques reprises, la traduction littérale de la syntaxe, les versets du Coran auxquels l'auteur fait allusion, ainsi que de brèves notes biographiques des auteurs cités au cours du Livre. La fin de l'ouvrage est enrichie de l'index des versets coraniques, de celui des noms propres, ainsi que de la liste des quarante livres de l'Ihyâ' et des traductions existantes en français, anglais, italien et allemand. Sur le plan de la forme, le seul regret que nous pourrions exprimer est celui de l'absence d'index des principaux concepts de la terminologie d'al-Ghazâlî.

Comme pour le Minhâj, al-Ghazâlî se révèle être un esprit d'une grande finesse, un subtil connaisseur de la psychologie humaine, un maître dans l'art de la pédagogie, un mystique. Il y manifeste son souci de l'éducation laquelle doit viser à réformer le croyant afin qu'il s'achemine dans la voie de la religion qui conduit au bonheur éternel. Sa méthode, typiquement islamique, vise à écrire sur la page vierge de chaque histoire humaine, les enseignements du Coran, les dits (hadîth-s) du Prophète de l'Islam et à s'inspirer des grands personnages de l'histoire musulmane afin d'y acquérir les vertus fondamentales (la sagesse, le courage, la continence et la pondération). Educateur, al-Ghazâlî est aussi un médecin des âmes et des cœurs qu'il convient de soigner plus encore que le corps, car de leur état dépend le salut. Son attention porte donc sur le caractère (khulq). Maints passages du livre XXII apparaissent comme l'écho d'un autre expert en morale religieuse, à savoir Yahyâ Ibn `Adî dont le traité de L'Education des mœurs fut publié au dixième siècle (5). De la même manière en effet que ce dernier définissait le caractère comme « l'état de l'âme par lequel l'homme accomplit ses actes sans réflexion ni expérience (6) », al-Ghazâlî le définit comme « une disposition stable de l'âme » (p. 78). Le caractère est donc une disposition, un habitus, ancré dans l'âme de l'individu et qui le conduit à poser des actes d'une manière immédiate, non réfléchie. Mais pour al-Ghazâlî, le caractère est aussi « l'aspect intérieur » de l'âme construit sur la base de quatre éléments que sont les facultés de la science, de la violence, de la passion et de la pondération. C'est la réalisation de l'harmonie, de l'équilibre de ces éléments qui conditionne la beauté de l'âme. Par suite, le « beau caractère » se présente comme la disposition stable de l'âme « telle qu'il en découle des actes bons, louables selon la raison et la loi religieuse » (p. 78). Contre l'idée selon laquelle il ne sert à rien de s'efforcer à modifier son caractère, puisque la nature ne se change pas, al-Ghazâlî propose une méthode visant à éduquer les comportements moraux pour parfaire le caractère. Il expose en cela une morale des vertus par lesquelles les « appétits » de l'homme sont ramenés à leur juste milieu. L'influence de l'éthique aristotélicienne y est manifeste (7) et comme dans la pensée thomiste, la vertu renvoie à l'idée de la perfection acquise d'une « puissance » de l'âme. L'éducation du comportement nécessite détermination et privation : « De même qu'il est indispensable de supporter l'amertume du médicament et la rigueur de la constance à se priver de bonnes choses pour soigner les corps malades, ainsi est-il indispensable de supporter l'amertume de l'effort et de la constance pour traiter la maladie du cœur » (p. 104). L'éducation doit se réaliser au plus jeune âge. A ce titre, un chapitre est consacré à l'éducation des enfants dont la responsabilité incombe tant aux parents qu'à la société et dont le but est de les préserver du feu de ce monde comme de celui de l'enfer. L'éducation prescrite est bien sûr islamique puisqu'elle est fondée sur l'inculcation de la Loi de Dieu. Al-Ghazâlî y récuse par anticipation ce que les Lumières appelleront une pédagogie de l'autonomie partant du présupposé que l'enfant doit « suivre son instinct » (Rousseau). L'ouvrage consacre par ailleurs de très belles pages à l'introspection personnelle afin d'y déceler les défauts de l'âme ; il fourmille aussi de conseils pour le maître et rappelle l'exigence de bien connaître le disciple avant de lui appliquer le moindre remède. Là aussi, l'art de la pédagogie est celui de la « juste appréciation » (p. 105). On ne soigne bien l'âme et on n'éduque bien le cœur que de celui que l'on connaît et « il ne convient pas qu'il (le maître) assaille ses dirigés d'exercices et de charges pénibles en pratiquant un art particulier et une méthode spéciale, tant qu'il ne connaît ni leurs caractères naturels ni leurs maladies (spirituelles) » (p. 105). Comme pour le Minhâj, al-Ghazâlî propose une démarche ascétique, un chemin de sevrage et d'austérité qui doit conduire à s'opposer aux désirs sensuels (p. 129), à contrôler les tentations du cœur et les pensées fugitives (p. 167).

La lecture de cet ouvrage permet à la fois de saisir la singularité de l'esprit islamique, de découvrir l'élégance et la subtilité d'un penseur musulman qui n'hésite pas au passage à dénoncer l'état de perdition des savants (`ulamâ') qui ne cherchent plus à soigner leurs patients car leurs cœurs sont eux-mêmes « sous l'emprise de la maladie » (p. 112). Ce traité anti-hédoniste est une bouffée d'esprit saint ; il pourra aussi apparaître comme un lieu de dialogue entre éducateurs et maîtres spirituels des différentes confessions religieuses. Les uns et les autres trouveront bien des points communs à leurs traditions respectives, ne serait-ce que l'insistance sur la charité, la générosité et le pardon des offenses.

fr. Emmanuel PISANI, op


(1) Georges C. Anawati, o.p., « Introduction à la mystique musulmane », Angelicum, Periodicum trimestre Pontificae Studiorum, Volume XLIII, Rome, 1966, p. 148.

(2) L'édition arabe critique existe pourtant et a été publiée par Muwaffaq Fawzî al-Jabr en 1992.

(3) Sarraj, Kitâb al-luma`, édité par Nicholson, E.J.W. Gibb Memorial, 1914.

(4) Marie-Thérèse Hirsch est Religieuse des Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy. Après de longues années en Afrique du Nord, surtout au Maroc, elle a enseigné à l'Institut Pontifical d'Etudes Arabes et d'Islamologie (PISAI). Maurice Borrmans, à qui l'on doit la préface de ce livre, est quant à lui Missionnaire d'Afrique (Pères Blancs) et professeur émérite de l'Institut Pontifical d'Etudes Arabes et d'Islamologie (PISAI) de Rome, dont il a dirigé l'importante revue Islamochristiana.

(5) Yahyâ Ibn `Adî, Tahdhîb al-akhlâq, éd. et trad. Marie-Thérèse Urvoy, Traité d'éthique d'Abû Zakariyyâ' Yahyâ Ibn `Adî, Paris, 1991.

(6) Yahyâ Ibn `Adî, Tahdhîb al-akhlâq, op.cit., p. 96 ar./56 trad., cité par Dominique Urvoy, Histoire de la pensée arabe et islamique, Paris, Seuil, 2006, p. 325.

(7) Aristote définit la vertu (aretè, excellence) comme « une disposition acquise volontaire, consistant par rapport à nous, dans la mesure, définie par la raison conformément à la conduite d'un homme réfléchi. Elle tient la juste moyenne entre deux extrémités fâcheuses, l'une par excès, l'autre par défaut », Ethique à Nicomaque, II, 5-6, 1106b-1107a, traduction française de Voilquin, collection  Garnier Flammarion.


maj 20.03.2007


 

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