Ce sommaire reprend bien des points qui ont déjà été abordés : les signes et les prodiges accomplis par les apôtres, le peuple qui célèbre les louanges, la croissance de la communauté Avec lambiguïté nettement marquée de cette louange : « personne dautre nosait se joindre à eux ». Enthousiasme et circonspection : ce sont les deux sentiments qui animaient la foule aux débuts du ministère de Jésus, et ce sont les sentiments classiques de toute foule confrontée à des phénomènes étonnants.
Laccent du passage porte nettement sur les uvres de guérison : la mention de la prière au Temple apparaît dailleurs comme une incise dans les récits de guérison ; les traducteurs lont marquée par les points de suspension de la fin du verset 14.
On remarquera lapparente contradiction des versets 13-14 : personne nosait se joindre à eux dune part, mais des croyants de plus en plus nombreux sadjoignaient au Seigneur dautre part. Apparente, parce quelle rejoint ce qui a déjà été dit des réactions ambiguës de la foule.
Cest lombre de Pierre qui guérit, comme le manteau de Jésus (Mc 6,55-56) ou les mouchoirs de Paul (19,11-12) : cétait déjà lui qui accomplissait des miracles (3,1-11 ; 5,1-11). Les guérisons nont rien de magique si lon tient compte du début du verset 15 qui relie le thème à la foi des croyants. Pierre est la figure prééminente de la première partie des Actes, jusquà ce quentre en scène Paul. Mais le succès de sa prédication, ce pouvoir de guérison, ont sans doute aux yeux de Luc une fonction : celle de manifester en lui un « autre Christ », comme ce sera aussi le cas dÉtienne, mais pour dautres raisons. Luc décrit un mouvement dans les Actes, qui va de lapprobation incertaine au rejet, et qui est très proche de celui qua connu Jésus dans son propre ministère : ce mouvement, les apôtres le connaissent à leur tour.
Version 1.0 - septembre 1999
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