1. L'apport de l'archéologie à l'étude biblique1. La terre d'IsraëlLa première difficulté consiste à nommer le terrain et à le définir. Elle est d'une certaine manière insurmontable. Dans la littérature scientifique, bien des auteurs disent encore «la Palestine» ; en effet, les premiers travaux scientifiques ont été mené au temps où la région constituait une entité politique et administrative, colonie turque puis anglaise, appelée «Palestine». Mais le mot "Palestine" et l'adjectif "palestinien-palestinienne" n'ont plus le même sens aujourd'hui. D'autres disent tout simplement «Israël», ce qui correspond mieux à la situation actuelle, en reconnaissant l'existence de l'État d'Israël. Mais les limites de cet État ne sont pas acceptées par tous dans une perspective de paix et de stabilité. Pour parler de l'ancien temps, il convient de dire Canaan ou Retenu ou encore Amurru. Si on se place dans une perspective prophétique ou patriarcale, on peut dire "terre promise". Dans la perspective des rédacteurs de la Bible, on peur dire "la terre d'Israël" ou "Eretz Israël", mais aujourd'hui l'expression est surchargée de passions politiques et nationales avec des sentiments divers qui vont de l'enthousiasme à la haine. Les agences de voyage parlent prudemment de «Terre sainte» pour organiser des pèlerinages pour les croyants. Il faudrait donc être toujours très précis et changer de nom selon le contexte. D'une manière générale, il me semble - sans injustice majeure et dans le respect de tous - qu'il convient de dire «Le Pays de la Bible», puisque le pays existe pour tous à raison de la mémoire transmise par la Bible ; cette expression porte l'attention sur l'histoire, en sachant que le partage de ce territoire entre nations n'a cessé de changer. Cette manière respecte aussi l'importance accordée à l'histoire par la théologie biblique3. 2. Un nouveau regard1. De tous temps des pèlerins sont venus au pays de la Bible, considéré par eux comme "terre sainte". Ils n'y allaient pas en touristes ; ils cherchaient un horizon aux sources de leur foi. Tant à l'époque byzantine que médiévale, les chrétiens, venus dans ce pays, y ont vécu un travail de mémoire en retrouvant les lieux de la vie de Jésus et de ses ancêtres. Ces lieux étaient un écrin pour des sanctuaires, et les sites un espace pour la parole retrouvant son enracinement premier. Il en va de même pour les juifs pieux, dont on connaît la formule dite lors de la célébration de la Pâque : "l'an prochain à Jérusalem". Cette démarche de pèlerin a été une démarche de résistance à l'oubli face à la destruction de ceux qui voulaient détruire les racines d'une foi qui les dérangeait. Au premier siècle, Jérusalem a été détruite par Titus et ses armées romaines. Les Byzantins ont reconstruit ensuite des centres de pèlerinage qui ont été systématiquement détruits par les Perses. Puis vinrent les musulmans, qui sont revenus ensuite après avoir détruit le royaume latin. À cause de ces bouleversements, la mémoire a été brouillée et les traces du passé ont été effacées par les conquérants venus occuper la terre et voulant effacer sa valeur symbolique. 2. À l'époque moderne, l'affaiblissement de l'Empire ottoman a permis aux Occidentaux de venir nombreux. Des croyants érudits ont voulu retrouver, par delà l'arabisation et les destructions, les éléments originaux ; ils ont été attentifs à la toponymie et à la topographie ; ils ont mis en oeuvre les exigences de la raison scientifique, tenant à distance les traditions populaires qui se contredisaient, en attribuant plusieurs têtes à Jean-Baptiste, ou en trouvant plusieurs lieux qui seraient Emmaüs... Cette attitude était liée à un souci de rigueur et de vérification pour enraciner les faits dans l'histoire. Les pèlerins cherchaient à connaître comment vivaient les anciens pères et ils ont imaginé les patriarches comme les bédouins qu'ils croisaient dans le désert. Aujourd'hui encore le pèlerin a le souci de faire correspondre le texte biblique avec ses observations. 3. Une autre attitude s'est faite jour : celle qui, par méthodologie et par souci de rigueur scientifique, tenait à distance toute confession de foi. C'est ainsi que s'est développée une étude scientifique hors de toute conviction religieuse - que l'on appelle "objective". Liberté est donc prise par rapport à un enseignement confessionnel ou dogmatique, mais aussi par rapport au texte biblique. Pour la méthode scientifique, le texte biblique, lu en lien avec les observations, n'est pas un absolu. Cette attitude d'esprit met en oeuvre les principes qui fondent l'autonomie de la science par rapport à la révélation : l'observation méthodique et la démonstration scientifique l'emportent sur l'autorité d'un texte sacré. L'affaire Galilée porte sur ce point, et la position scientifique a été dite par Pascal4C'est ainsi que, sans les contredire, nous pouvons assurer le contraire de ce qu'ils disaient et, quelque force enfin qu'ait cette Antiquité, la vérité doit toujours avoir l'avantage, quoique nouvellement découverte, puisqu'elle est toujours plus ancienne que toutes les opinions qu'on en a eues, et que ce serait en ignorer la nature de s'imaginer qu'elle ait commencé d'être au temps qu'elle a commencé d'être connue.» (Préface au traité sur le vide, La Pléiade, Paris, Gallimard,2000, t. I., p. 458).. C'est dans cet esprit que se situe l'ouvrage de Finkelstein et Silberman qui retient notre attention. Pour bien le comprendre, il faut le situer dans une perspective plus ample. 3. Les découvertesLes travaux archéologiques ont été très important depuis le XIXe siècle. Ils ont donné un matériau qui a bouleversé complètement la connaissance traditionnelle et tout le champ des études bibliques en les replaçant dans un ensemble culturel insoupçonné par les Anciens. 1. Une découverte bien connue est celle de pierre de Rosette. Cette stèle gravée avec trois langues a permis à Champollion de trouver la clé qui ouvrait la lecture des textes égyptiens. Ceux-ci ont été l'objet du travail des spécialistes universitaires et des chercheurs érudits qui allaient sur le terrain découvrir les textes et rendre à la mémoire humaine sa richesse disparue.. Une autre série de découverte, non moins importante, a eu lieu en Mésopotamie ; le premier acte est la fouille de Korsabad (capitale du roi assyrien Sargon III), puis par A.H. Layard de Calah, Ninive, Assur. On a découvert l'écriture que l'on appelle cunéiforme - écriture syllabique qui a servi à écrire plusieurs langues : le vieux perse (langue indo-européenne), le sumérien, l'akkadien (langue sémitique) et le hittite (langue indo-européenne), l'ougaritique (sémitique de Canaan septentrional), l'élamite cunéiforme (non rattaché à une famille linguistique). Et encore l'écriture alphabétique : phénicien, moabite, araméen5... Les signes sont gravés sur des tablettes séchées et, par elles, on a eu accès à la connaissance de la culture et de l'histoire du grand bassin mésopotamien. Ainsi la Bible est apparue sous un autre regard. Ainsi, dans la préface de son livre Babel und Bibel, Friedrich Delitzsche écrit en 1903 : "Les pyramides ont ouvert leurs profondeurs et les palais assyriens leurs portails" ! Les fouilles ont donné accès à des textes essentiels tout au long de l'époque moderne citons comme événements fondateurs : la découverte de la bibliothèque d'Assurbanipal (lue en 1872 par George Smith), les archives de Mari (cours supérieur de l'Euphrate), les tablettes cunéiforme de Tell el Amarna qui donnent une information sur la situation de Canaan alors vassale de l'Égypte, Ras-Shamra-Ugarit et Ebla en Syrie. Il y a eu aussi des découvertes de documents écrits en Israël : Lakish, Arad, Samarie, Kuntilet-`Ajoud, Siloé, de l'époque royale. Il y a aussi les découvertes de Khirbet Qumrân qui sont bien connues. 2. Mais il n'y a pas que les textes écrits ; il y a le travail archéologique qui traite des restes enfouis : les monuments, le plan des villes, les matériaux de construction... À partir d'eux, on peut reconstituer la vie. Il y a aussi les restes des objets d'usage humain : outils, poteries, monnaies... Tous ces éléments permettent de reconstituer une histoire de plus en plus précise de la vie au Proche Orient pendant les siècles passés. En la matière, les résultats dépendent des techniques utilisées. Les premiers fouilleurs ont commis ce qui apparaît aujourd'hui comme des maladresses ; les méthodes actuelles de datation permettent d'avoir plus de finesse et de précision. les résultats anciens sont revisités et les travaux anciens sont repris, corrigés et complétés. C'est dans ce sens que le livre de Finkelstein et Silbermann apportent du neuf. Les méthodes de fouille sont soucieuses de relever tous les indices qui permettent de reconstituer la vie quotidienne d'une population et en particulier de reconstituer la vie économique. 3. Depuis deux siècles l'essor du travail archéologique n'a cessé de progresser6. Il est apparu dès le début que les résultats contredisaient la lecture reçue habituellement des Écritures et qu'il fallait donc repenser toute l'histoire biblique. Finkelstein et Silberman notent : «Avant que ne prit fin le XXe siècle, l'archéologie avait amplement démontré que les concordances entre, d'un côté, les découvertes réalisées en terre d'Israël et dans l'ensemble du Proche-Orient, et, de l'autre, le monde décrit par la Bible, étaient bien trop nombreuses pour laisser croire que cette oeuvre n'était qu'une fable littéraire et religieuse de composition tardive, écrite sans le moindre fondement historique. Mais par ailleurs, les contradictions évidentes entre les découvertes archéologiques et la version biblique des événements demeuraient elles-aussi, bien trop abondantes pour affirmer que la Bible nous offre une description fidèle de la manière dont ces mêmes événements se sont déroulés»7. La chronologie qui fait partir Abraham de Ur en Chaldée, puis errer en terre promise, puis la généalogie qui situe les tribus d'Israël dans leurs itinérances et leurs installations sur cette terre ne correspond plus bien avec ce que l'archéologie trouve. Ces résultats ont suscité une crise dans la pensée théologique - d'abord en Allemagne, puis en France et dans tout le monde religieux - tant juif que chrétien. Dans le monde catholique, ce fut la crise moderniste qui a été par ailleurs une triste période de répression dans l'Eglise. Le génie et le courage de l'étude scientifique de la Bible a pour figure exemplaire le Père Lagrange, fondateur de l'École biblique qui est selon son titre toujours actuel une "École biblique et archéologique française". Il a fallu du temps pour que puisse être largement diffusée une nouvelle manière de proposer une chronologie renouvelée et une vision de l'histoire biblique. Cette réception est douloureuse et contrastée. Mais au cours du XXe siècle, le monde chrétien cultivé s'est peu à peu habitué à une présentation qui tienne compte des exigences de la méthode scientifique et de ses résultats. Les histoires bibliques et les atlas bibliques de la deuxième moitié du XXe siècle tiennent compte de ces résultats. Ils ont permis aux chrétiens soucieux de réfléchir, de lire la Bible en surmontant la difficulté venue d'une lecture immédiate de la Bible8. Mais hélas la diffusion des résultats n'a pas été universelle et bien des milieux piétistes sont surpris par les remises en cause de leur lecture littérale. 4. Dans ces grands travaux de synthèse, deux éléments de méthode sont apparus. En premier lieu, le texte biblique, comme tout texte, n'est pas un texte absolu. Il est l'expression d'une vérité, mais cette expression a les limites de toute expression humaine. Or toute écriture t n'est pas uniforme, ni univoque. Il y diversité de styles et de manières de s'exprimer. Chaque style donne des possibilités spécifiques ; s'il permet certains choses, il en empêche d'autres. Pour cette raison, les théologiens ont forgé l'expression "genre littéraire" pour dire qu'il faut distinguer entre des formes d'expression : autre un texte poétique et un texte juridique, autre un texte épique et une lamentation, autre une prière de louange et un texte de méditation, autre une mise en demeure prophétique et une maxime de sagesse.... Le Père Lagrange concluait ses conférences à Toulouse en 1903 en disant : «Tout ce qui dans la Bible offre l'apparence de l'histoire n'est pas nécessairement une histoire ; il faudra en juger à chaque fois d'après le genre littéraire des récits bibliques»9. En deuxième lieu, l'archéologie a permis de vérifier un certain nombre de faits et de mieux les situer dans un ensemble. Un des grands auteurs savant reconnu en ce domaine, W. F. Albright, écrivait : «Il est indiscutable que l'archéologie a confirmé l'historicité substantielle de la tradition de l'Ancien Testament»10 ; dans une toute autre perspective, Finkelstein et Silberman notent : «L'évolution récente de l'archéologie nous permet enfin de combler le fossé qui séparait jadis l'étude des textes bibliques et celle des découvertes archéologiques»11. Mais le propos a une autre portée, comme nous le verrons plus loin. En troisième lieu, la théologie a changé ; elle doit tenir compte du fait que l'intelligence d'un texte ne peut être découverte si l'on ne tient pas compte du contexte. W. Harrington exprime le sentiment commun en écrivant : «La Bible ne peut être isolée de son contexte historique : elle ne peut être comprise qu'à la lumière de l'histoire»12. Ceci ne peut pas ne pas continuer de bouleverser une lecture fondamentaliste qui tient le texte pour un absolu, parce que dicté par Dieu. C'est dans ce contexte d'une réception des résultats de la science archéologique, que le livre de Finkelstein et Silberman apporte du nouveau dont il importe de relever les principaux points. 1 Israël FINKELSTEIN et Neil Asher SILBERMAN, The Bible Unearthed, New York, The Free Press, 2001, trad. fr. par Patrice Ghirardi, La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie, Paris, Bayard, 2002. 2 «Il est aujourd'hui évident qu'un grand nombre d'événements de l'histoire biblique ne se sont déroulés ni au lieu indiqué, ni de la manière dont ils sont rapportés. Bien plus, certains épisodes les plus célèbres de la Bible n'ont tout simplement jamais eu lieu» (op. cit., p. 16). 3 «À l'encontre d'autres récits mythologiques du Proche-Orient comme des histoires égyptiennes d'Osiris, d'Isis et d'Horus, ou bien l'épopée mésopotamienne de Gilgamesh, la Bible s'ancre fortement dans l'histoire terrestre» (op. cit., p. 19) 4 «Dans les matières où l'on recherche seulement de savoir ce que les auteurs ont écrit, comme dans l'histoire, dans la géographie, dans la jurisprudence, dans les langues et surtout dans la théologie [...], il faut nécessairement recourir à leurs livres, puisque tout ce que l'on en peut savoir y est contenu [...]. C'est l'autorité seule qui nous en peut éclaircir. [...] Il n'en est pas de même des sujets qui tombent sous les sens ou sous les raisonnements : l'autorité y est inutile ; la raison seule a lieu d'en connaître. Elles ont leurs droits séparés : l'une avait tantôt l'avantage ; ici l'autre règne à son tour. Mais comme les sujets de cette sorte sont proportionnés à la portée de l'esprit, il trouve une liberté tout entière de s'y étendre : sa fécondité inépuisable produit continuellement, et ses inventions peuvent être tout ensemble sans fin et sans interruption. L'éclaircissement de cette différence doit nous faire plaindre l'aveuglement de ceux qui apportent la seule autorité pour preuve dans les matières physiques, au lieu du raisonnement et des expériences, et nous donner de l'horreur pour la malice des autres, qui emploient le raisonnement seul dans la théologie au lieu de l'autorité des Écritures et des Pères. C'est de cette façon que l'on peut aujourd'hui prendre d'autres sentiments et de nouvelles opinions sans mépris et sans ingratitude, puisque les premières connaissances qu'ils nous ont données ont servi de degrés aux nôtres, et que dans ces avantages nous leur sommes redevables de l'ascendant que nous avons sur eux ; parce que, s'étant élevés jusqu'à un certain degré où ils nous ont portés, le moindre effort nous fait monter plus haut, et avec moins de peine et moins de gloire nous nous trouvons au-dessus d'eux. C'est de là que nous pouvons découvrir des choses qu'il leur était impossible d'apercevoir. Notre vue a plus d'étendue, et, quoiqu'ils connussent aussi bien que nous tout ce qu'ils pouvaient remarquer dans la nature, ils n'en connaissaient pas tant néanmoins, et nous voyons plus qu'eux. 5 Sur ces langues, voir BARUCQ, CAQUET, LEMAIRE, Écrits de l'Orient ancien, «Sources bibliques», Paris, Desclée, 6 Sur ces travaux, voir les classiques anciens, André PARROT, Découvertes des mondes ensevelis, Neuchâtel, 1952 ; W.F. ALBRIGHT, Archéologie de la Palestine, Paris, Cerf, 1955 ; Roland de VAUX, Histoire ancienne d'Israël, Paris, Cerf,1960. 8 L'ouvrage qui a marqué une date dans l'Église catholique est l'Introduction à la Bible écrite par ROBERT et FEUILLET, un excellent manuel d'étude qui diffuse les résultats les plus sûrs accompagnés d'une réflexion théologique sur l'inspiration et le statut du texte et de la tradition. Il prépare le Concile Vatican II. L'ouvrage de Wilfrid HARRINGTON, Nouvelle introduction à la Bible, trad. fr. Paris, Seuil, 1971, réactualise dans le même esprit dans le prolongement de l'élan de Vatican II qui déclare : «Il appartient aux exégètes de travailler selon ces règles [celles de la recherche scientifique] pour comprendre et expliquer plus profondément le sens de l'Écriture, pour que, par une étude qui l'aurait pour ainsi dire préparée à l'avance, le jugement de l'Église puisse mûrir» (Dei Verbum § 62). Une introduction plus récente est celle de Michel QUESNEL et Philippe GRASSON, La Bible et sa culture, Paris, Desclée de Brouwer, 2000 9 Reprises dans l'ouvrage célèbre La Méthode historique, Paris, Gabalda, 1905. 10 Dans Archeology and the Religion of Israël, Baltimore, 1955, p. 176, Archéologie de la Palestine, Cerf, 1955. Voir aussi De l'âge de pierre à la chrétienté, Paris, Payot, 1951 ; KITCHEN, Traces d'un monde, Lausanne, PBU, 1981 ; André PARROT, Bible et archéologie, Delachaux et Niestlé ; Découvertes des mondes ensevelis, Neuchâtel, 1952, ; Roland de VAUX, Histoire ancienne d'Israël ; Edmond JACOB, Ras Shamra et l'A.T., Delachaux et Niestlé, ; VINCENT et STÈVE, Jérusalem et l'Ancien Testament, Gablada, 1955 ; E. M. Blaiklock, Out of the Earth, Grand Rapids, 1957 ; J. FINEGAN, The Archeology of the New Testament, Princeton, 1969 ; Pierre BENOIT, Un siècle d'archéologie à l'École Biblique de Jérusalem, Jérusalem, 1988 ; H. DARREL-LANCE, Archéologie de l'Ancien Testament, Labor et Fides, 1990 ; H. CAZELLES, Histoire politique d'Israël, Desclée, 1982.
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