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conférence La Trahison de JudasPsychologie, histoire et
théologie
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Conclusion généraleNotre réflexion n'avait pas pour but de juger Judas. Dieu seul le fait lui qui sonde les reins et les curs. Nous ne voulons ni accabler, ni justifier Judas. Nous voulons comprendre le salut et dans l'histoire comprendre ce qui a été vécu. Nous avons donc perçu que pour éviter de faire de Jésus un manipulateur qui utilise les autres il fallait reconnaître la valeur de son humanité. Sa connaissance est dans le temps et donc limitée dans ses prévisions d'avenir. Pour éviter de faire de Jésus un être cruel qui utilise le mal pour faire le bien, nous avons vu comment ses paroles sont toujours circonstanciées et toujours emplies de respect et de bienveillance. Quant à Judas, il reste une part inaccessible à toute enquête, celle de la liberté humaine, celle des choix qui se font à l'intime. Toute explication historique, sociologique, psychologique ou religieuse ne pénètre pas au plus intime de la conscience humaine. Notre propos avait donc pour but de montrer la vérité et la profondeur de ce qui se joue dans la passion et la mort de Jésus. Il y a un mystère de salut. Nous avons montré que Jésus était toujours mu par la bonté. La bonté de Jésus suppose la lucidité et le respect ; Jésus l'a vécu dans sa relation à Judas. Comme Jésus a donné sa vie pour le salut du monde, nous pouvons penser que Judas a été sauvé lui aussi parce que Celui qui l'avait choisi, lui avait donné son amitié une fois pour toutes. Hommage soit enfin rendu à Charles Péguy qui a écrit : « Comme il [Jésus] sentait monter
en lui sa mort humaine 2 Charles PEGUY, Le Mystère de la Charité de Jeanne d'Arc, La Pléiade, Paris, Gallimard, 1957, p. 483. |