PÉRIODE 4
A (18, 15-16) :
« Si ton frère a péché, va, reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'entend, tu as gagné ton frère. »
(= Lc 17, 3)
« Mais, s'il ne t'entend pas, prends-en-plus avec toi une ou deux autres (personnes), afin que (soit observée la Loi, qui dit que) sur la parole de deux ou trois témoins toute chose soit établie. »
(propre)
B (18, 17a)
« Et, s'il refuse de les entendre, dis(-le) à la Communauté.
(propre)
C (18, 17b)
« Et, s'il refuse d'entendre même la Communauté, qu'il soit pour toi comme l'étranger et le publicain. »
(propre)
NOTES SUR LA PÉRIODE 4
1. L'attaque de 4. A marque un changement brutal de perspective : il était question des petits, il est question désormais de ceux qui pèchent. C'est, à n'en pas douter, une seconde sous-section du Discours qui commence.
2. La période est très unifiée par la triple répétition de s'il n'entend pas ou s'il refuse d'entendre.
3. La subdivision que je propose, et qui pourrait être discutée, a pour elle
- qu'elle attribue à chaque mesure une des occurrences du refrain,
- qu'elle isole en tête de la période une mesure constituée comme la mesure initiale de la période 2 : deux fragments distincts rapprochés par Mt pour créer une symétrie antithétique,
- que, en isolant successivement B et C, elle donne à chacune de ces deux mesures un grand poids, ce qui est plus que justifié.
4. En effet, le recours à la Communauté (B) vaut bien d'être envisagé en lui-même, par distinction d'avec toute procédure interpersonnelle.
Quant à la sentence C, il n'est besoin de souligner ni son importance ni sa difficulté. J'y reviendrai dans ma conclusion.
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