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Après ces considérations générales fondée sur la nature de la révélation et de la foi et sur la nature de la quête humaine de vérité, le chapitre suivant (chap. IV) traite de manière historique de leur rencontre. Il retrace quelques moments privilégiés de cette quête. Les premiers chrétiens sont cités. Puis les Pères : saint Justin, Clément deAlexandrie, Origène. Puis les Pères Cappadociens, et saint Augustin dont il est dit : «Lévêque dHippone réussit à produire la première grande synthèse de la pensée philosophique et théologique vers laquelle confluaient les courants de pensée grec et latin. Chez lui aussi la grande unité du savoir, qui trouvait son fondement dans la pensée biblique, en vint à être confirmée et soutenue par la profondeur de la pensée spéculative» (§ 40, p. 64). Les Pères sont loués de «navoir pas eu peur de reconnaître les éléments communs aussi bien que les différences quelles présentaient par rapport à la Révélation» (§ 41, p. 66). Après les Pères, la lettre considère les docteurs médiévaux. Saint Anselme de Cantorberry dabord, puis longuement saint Thomas dAquin. Une drame est nommé : la séparation de la foi et de la raison à partir de la fin du Moyen-Âge. Les temps modernes accentuent cette séparation qui mène à des exclusion. La lettre rappelle donc les erreurs : idéalisme, rationalisme, nihilisme. Ces considérations sachèvent par un appel à un renouveau : «Je lance un appel fort et pressant pour que la foi et la philosophie retrouvent lunité profonde qui les rend capables dêtre en harmonie avec leur nature dans le respect de leur autonomie réciproque» (§ 48, p. 78). |