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La conséquence de la théologie de la toute-puissance qui exclut la rectification du vouloir de Dieu par sa sagesse, a mené (et mène encore) à une séparation de la foi et de la raison. Cest dans ce contexte que lon a assisté à lémergence dun sens nouveau du mot philosophie. Jusqualors, la philosophie nétait en rien indépendante de la tradition théologique. A partir de la Renaissance, elle devient non seulement autonome, mais elle se sépare de la tradition théologique et refuse de lui être non seulement soumise mais même associée. Cest le célèbre «conflit des Facultés» selon le titre dun ouvrage de Kant, qui caractérise ainsi lesprit des Lumières. La philosophie se définit sans rapport avec la pensée religieuse. Les deux domaines sont parfaitement distincts. Parallèlement, se développe dans le monde chrétien la conception que lon appelle fidéisme. Le fidéisme est une adhésion fondée sur le coeur et donc hors des sentiers de la raison. Non plus fides quaerens intellectum ou mais cor quaerens fidem, selon lexpression célèbre de Bautain. Dans le fidéisme, on insiste sur le fait que la foi ne voit pas ce quelle croit et donc quil y a dans la foi un point aveugle qui ne saurait être supprimé. |