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La référence à saint Thomas est devenue pour beaucoup une occasion de naître à la pensée. Diverses revues ont été fondées par des personnalités marquantes : le cardinal Mercier à Louvain, le Père Gardeil chez les Dominicains français, pour ne nommer que les plus connus. Le pape le reconnaît. «Cet appel pontifical a eu beaucoup dheureuses conséquences. Les études sur la pensée de saint Thomas et des autres auteurs scolastiques en reçurent un nouvel élan. Les études historiques furent vigoureusement stimulées, avec pour corollaire la redécouverte des richesses de la pensée médiévale, jusqualors largement méconnues, et la constitution de nouvelles écoles thomistes. Avec lutilisation de la méthodologie historique, la connaissance de loeuvre de saint Thomas fit de grands progrès et nombreux furent les chercheurs qui introduisirent avec courage la tradition thomiste dans les discussions sur les problèmes philosophiques et théologiques de cette époque. Les théologiens catholiques les plus influents de ce siècle, à la réflexion et à la recherche desquels le Concile Vatican II doit beaucoup, sont fils de ce renouveau de la philosophie thomiste. Au cours du XXe siècle, lEglise a pu disposer ainsi dun bon nombre de penseurs vigoureux, formés à lécole du Docteur angélique.» (§ 58, p. 93). |