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Jean-Michel Maldamé, op

Le miracle face à la science

Le miracle face à la science

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Notes

1 Ce fait est relevé par Charles PERROT, Jésus et l'histoire, « Jésus et Jésus-Christ », Paris, Desclée, 1979, p.. 203-205.

2 L'Interprétation du Nouveau Testament, trad. fr., Paris, Aubier-Montaigne, 1955, p. 143.

3 Cf. René LATOURELLE, Miracles de Jésus et théologie du miracle, Paris/Montréal, Cerf/Bellarmin, 1986 ; Pierre DELOOZ, Les Miracles, un défi pour la science ?, Gilly, Duculot, 1997.

4 Pierre BAYLE, Pensées diverses écrites à un Docteur de Sorbonne à l'occasion de la Comète de 1680, 1683.

5 Op. cit., Conclusion.

6 Cf. Paul HAZARD, La Crise de la conscience européenne. 1680-1715, Paris, Fayard, 1961.

7 Dans le Traité des autorités théologiques et politiques, chap. VI, Oeuvres, édit. de la Pléiade, p. 693s.

8 Dans son Essai sur les miracles, publié en 1748.

9 Dictionnaire philosophique, article « miracle ».

10 L'Émile, dans Oeuvres complètes, t. IV, édit. la Pléiade, Paris, Gallimard, p. 613.

11 Les observations des missionnaires changent considérablement l'estimation de la valeur des religions naturelles. Cf. Hans Gehrard KIPPENSBERG, A la découverte de l'histoire des religions, Paris, Salvator, 1999.

12 Cf. Pierre MAGNARD, Nature et histoire dans l'apologétique de Pascal, Paris, Les belles Lettres, 1975 et Tetsuya SHIOKAWA, Pascal et les miracles, Paris, Nizet, 1977.

13 Sur ce sujet voir Antoine VERGOTE, « Visions et apparitions. Approche psychologique », Revue Théologique de Louvain, 1991, p. 202-225 ; Modernité et christianisme, Paris, édit. du Cerf, 1999.

14 Voir sur ce point, Les Stigmates, Cahiers de l'Herne, 2001.

15 L'essor de la mécanique rationnelle assure la validation de cette proposition pour la mentalité commune.

16 Descartes, Principes de la philosophie : « 36. Après avoir examiné la nature du mouvement, il faut que nous en considérions la cause, nous commencerons par la première et la plus universelle [...] Pour ce qui est de la première, il me semble qu'il est évident qu'il n'y en a point d'autre que Dieu, qui de sa toute-puissance a créé la matière avec le mouvement et le repos, et qui conserve maintenant en l'univers, par son concours ordinaire, autant de mouvement et de repos qu'il y en a mis en le créant. [...] Nous connaissons aussi que c'est une perfection en Dieu, non seulement de ce qu'il est immuable en sa nature, mais encore de ce qu'il agit d'une façon qu'il ne change jamais : tellement qu'outre les changements que nous voyons dans le monde, et ceux que nous croyons, parce que Dieu les a révélés, et que nous savons arriver ou être arrivés en la nature sans aucun changement de la part du Créateur, nous ne devons point en supposer d'autres en ses ouvrages, de peur de lui attribuer de l'inconstance. D'où il suit que, puisqu'il a mû en plusieurs façons les différentes parties de la matière, lorsqu'il les a créées, et qu'il les maintient toutes en la même façon et avec les mêmes lois qu'il leur a fait observer en leur création, il conserve incessamment en cette matière une égale quantité de mouvement. 37. De cela aussi que Dieu n'est point sujet à changer, et qu'il agit toujours de même sorte, nous pouvons parvenir à la connaissance de certaines règles, que je nomme les lois de la nature, et qui sont les causes secondes des divers mouvements que nous remarquons en tous les corps ; ce qui les rend ici fort considérables. » (Descartes, Oeuvres, édit. Pléiade, 1953., p. 635).

17 Descartes, Oeuvres, édit. de la Pléiade, Paris, Gallimard, 1953, p. 632.

18 Voir Kim Sang ONG-VAN-CUNG, Descartes et l'ambivalence de la création, Paris, Vrin, 2000.

19 Pierre-Simon LAPLACE, Essai philosophique sur les probabilités, 1825, Paris, Gauthiers- Villars, 1921.

20 Cf. Alexandre KOJÈVE, L'Idée du déterminisme dans la physique classique et dans la physique moderne, Paris, Librairie générale française, 1990.

21 Expliquer signifie ici quatre choses : 1. Décrire le phénomène en faisant des mesures exactes. 2. En trouver les lois exprimées mathématiquement. 3. Le situer dans une théorie globale pour le rendre cohérent avec l'ensemble de la nature en tous ses phénomènes. 4. Fonder l'analyse sur une exigence de la raison. Bref, être convaincu que tout a été fait avec « ordre, poids et mesure ».

22 Face à ce paradigme, deux réactions ont eu lieu. La première est celle de Pascal qui indique que connaître ne se réduit pas à comprendre et que comprendre ce n'est pas expliquer. Il y a des ordres du savoir qui ne se confondent pas. La seconde réaction est celle de Descartes pour qui l'esprit et donc la liberté ne sont en rien concernés par les lois étudiées par la science qui ne s'intéresse qu'à la matière. L'esprit est irréductiblement différent de la matière. D'ailleurs, plusieurs recherches de Descartes portent sur les relations de l'âme et du corps comprises comme la relation de l'esprit à la matière. Dans le même esprit, Kant souligne, d'une part, que la liberté est hors de la prise des enchaînements de causalité naturelle ; et, d'autre part, que pour lui l'esprit humain ne saurait arriver au savoir absolu.

23 Ilya PRIGOGINE et Isabelle STENGERS, La nouvelle Alliance, Paris, Gallimard, 1979.

24 Ce mot n'a pas le sens qu'il a dans les faits divers ou dans les considérations de Georges Cuvier. Il a été créé par le mathématicien René Thom pour l'étude des systèmes dynamiques. Voir à ce sujet une présentation d'ensemble de l'oeuvre de René THOM, Logos et théorie des catastrophes, Genève, Patino, 1988.

25 ARISTOTE, Métaphysique, Lambda 7, trad. fr. Tricot, t. II, Paris, Vrin, 1986, p. 677-678.

26 Terme hébraïque Môfet, traduit en grec par teras et en latin par prodigium.

27 En grec : thaumasia ; en latin : mira.

28 En grec paradoksa. En hébreu on a les termes nifla'ôt ou nora'ot ;

29 Il est traduit en grec par adunatos

30 Les oeuvres sont les ma'asé ou gebûra, en grec erga. Le mot oeuvre est très important dans l'évangile de Jean.

31 En hébreu : `ot ; en grec : semeion ; en latin : signum.

32 Dans La Lettre sur l'apologétique et dans l'article « La notion et le rôle du miracle », Annales de philosophie chrétienne, juillet 1907, p. 351-352. Celui-ci a renoué avec la tradition augustinienne qui voit dans le miracle un signe de Dieu. Pour Blondel, 1. Le miracle a une réalité physique : les miracles sont des bienfaits réels. 2. Le miracle est le signe sensible d'une réalité invisible. 3. Le miracle a un rôle dans le temps présent, mais il anticipe la terre promise. 4. Le miracle appartient au monde de la révélation. 5. Les miracles du Christ sont des actes parlants et des paroles agissantes. 6. Le miracle est un motif de crédibilité. Il est inséparable d'un message. 7. Le miracle ne se situe pas au plan scientifique. Il échappe à toute preuve.

33 Elles sont bien utiles en ces temps où le « renouveau charismatique » renoue avec une certaine crédulité. Plus important encore, l'implication des guérisons dans la prédication missionnaire en Afrique. Sur ce sujet voir les travaux de Bernard UGEUX.

34 Pensées, Br. 556, Laf. 449, L.G. 419, Oeuvres, t II, édition de la Pléiade, Paris, Gallimard, 1999, p. 698.


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