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Article : Mieux dire le péché originel grâce aux sciences de la nature
Auteur : Fr. Jean-Michel Maldamé op

    2. Un acte volontaire

Ainsi saint Thomas précise que le péché n'est pas une déficience physique - ce serait une excuse -, mais le fait de participer au vouloir du premier homme. Il est important de souligner ce point qui permet d’éviter les divers concordismes et qui répond aux objections de l’humanisme moderne. Une citation est nécessaire :

    «En admettant que des défauts corporels passent de père en fils par le fait de l'origine, et même certains défauts de l'âme par voie de conséquence, en raison du mauvais état du corps, comme on le voit pour les débiles engendrés par des débiles ; il ne reste pas moins que ce fait même de tenir un défaut de son origine paraît exclure toute idée de faute, puisqu'il est essentiel à la faute d'être volontaire. Ainsi, à supposer même que l'âme raisonnable serait transmise, la souillure, dès lors qu'elle ne serait pas dans la volonté de l'enfant, perdrait le caractère spécifique d'une faute obligeant à une peine : "personne, dit le Philosophe, ne blâmera un aveugle-né, on le plaindra plutôt"» (Somme de Théologie, Ia IIa q. 81 a. 1).

La cause du péché est dans la volonté d'Adam. Pour S. Thomas dire péché originel, c'est nommer une volonté mauvaise qui veut toutes les conséquences de ses actes. Le péché est dans le vouloir et non dans la chair. La condition humaine n'est pas péché par nature, même si elle est marquée par le péché.


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