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Jean-Michel MALDAME, op
"Dieu et le Mal" Conférence donnée lors de la Rencontre nationale des Chrétiens en Grande École - 2003 |
Pour achever cette réflexion, je dirai tout simplement que la prière chrétienne « délivre-nous du mal » prend son sens lorsque l'on comprend en quel sens il est dit que le chrétien est disciple de Jésus. La demande ne se réduit pas à être une demande de protection. Elle se rapporte à une activité. Tous, nous avons reçu des dons. Nous avons et nous aurons des responsabilités à assumer. Demander à être délivré du mal, c'est demander que l'épreuve présente soit traversée. En effet, en chrétiens, il faut donc nous engager dans le bien, pour le bien. Cet engagement doit être efficace. Il faut pour cela la meilleure compétence qui soit : scientifique, morale, et plus généralement humaine. Nous avons à engager un combat contre les maux humains : contre l'ignorance, la corruption, la maladie,... contre le désespoir qui vient de l'échec, contre la haine, l'injustice, ... Ce combat doit aussi être mené dans la lucidité. Nous savons donc qu'il expose à des difficultés, voire à la persécution. Mais, éclairé par la lumière de la résurrection et la présence de l'Esprit-Saint, ce combat doit être mené dans l'espérance, car la voie suivie a une issue dans la lumière et dans la gloire. Nous demandons donc au coeur de notre combat d'arriver au terme de la route où Jésus nous précède, c'est le chemin de la vie, celui qui mène à la gloire, et donne sens à l'épreuve subie à raison du bien qui est fait. Dans ce combat, le chrétien n'est pas seul. Il a reçu le Paraclet, le défenseur, L'Esprit-Saint qui est notre force et notre source. Telle est la voie de la sainteté qui n'esquive pas le scandale du mal, mais avec Jésus le combat et le vainc.
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