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Cours de théologie morale : l'Espérance --- Auteur : P. Michel LABOURDETTE op
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AVANT-PROPOS Dans la Somme, le traité de lespérance suit le même plan général que celui de la foi : I - L'espérance elle-même (17-18) ; II - Le don de crainte, qui lui est rattaché (19) ; III - Les péchés, désespoir et présomption, qui lui sont opposés (20-21) ; IV - Les préceptes qui la concernent (22). Mais chacune de ces parties est beaucoup plus brièvement traitée, du moins la première et la troisième ; les deux questions consacrées à l'espérance ne font ensemble que douze articles, et les deux questions consacrées aux péchés contre l'espérance n'en font que huit. Ce n'est pas que ce traité soit précisément facile, il a ses pièges, et on le verra bien lors des querelles du Quiétisme , mais il est par lui-même beaucoup plus limité que celui de la foi, où se rejoignaient les problèmes les plus fondamentaux de la théologie, et par ailleurs bien des notions plus générales ont déjà été élucidées à propos de la foi ou au contraire ne pourront l'être complètement qu'au traité de la charité. Comme jai eu si souvent à vous le dire, S. Thomas ne fait pas une série de monographies, mais une synthèse où chaque partie bénéficie de l'ensemble et où par conséquent il n'y a pas à répéter bien des données qu'il faudrait reprendre dans un traité isolé. Saint Thomas a d'autres textes importants sur l'espérance : III Sent., d. 26 q. I secundum quod est passio (5 articles) q. II secundum quod est virtus (5 articles) III C. Cent., c. 153. Mais je vous recommande spécialement de lire, dans la question disputée de Virtutibus, la Q. IV : de Spe (4 articles). Parmi les Commentateurs, vous avez facilement sous la main Cajetan, dont je vous donnerai l'essentiel et Jean de Saint-Thomas (bon et, pour une fois, relativement bref : Vivès, VII, p. 316 400. Ed. manuelle en un volume à Québec). Dans la Somme « de la Revue des Jeunes », le petit volume du P. Le Tilly est bon, un peu sec (surtout après ceux du P. Bernard sur la foi) ; il tient de Jean de Saint-Thomas ce qu'il a de meilleur. Et il faut en outre certainement, pour une vraie culture théologique sur ce point, s'être fait une idée un peu précise de ce que représentent les querelles du Quiétisme ; mais cela suppose le traité de la charité et nous y reviendrons plus tard. |