Dominique Ponnau, homme de l'art,
serviteur de la beauté, pendant 24 ans
directeur honoraire de l'école du Louvre,
conservateur général du patrimoine
et président du comité du patrimoine
culturel au ministère de la Culture, offre
au lecteur ce livre de réflexion et de
témoignage sur l'art et la foi, via l'amour
où domine la beauté.
Tout est baigné d'une invisible
lumière qui joue un rôle primordial
dans la vie quotidienne de ce monde : « ...Parce
que cette lumière invisible est ma joie.
Et que je voudrais partager ma joie. La joie que
me donne la beauté. C’est par la
beauté que je rejoins L’amour, moi
qui crains de ne savoir aimer. J'espère
que ce petit livre puisse être un chant
d'amour. »
Grâce à une grande
érudition dans tous les domaines artistiques,
touchant de près ou de loin à l'art,
(telles l'architecture, la peinture, la musique,
la danse, l'écriture, la lecture, les idées...)
Dominique Ponnau tient le lecteur, tout au long
de son livre, au travers de scènes très
différentes et à multiples facettes,
– sur le seuil du sacré, du
mystère, de la beauté –
haletant et retenant sa respiration devant tant
d'émotions profondes et de vibrations de
l’ âme... remontant du fond, du pro-fond
de son être caché, secret.
« L’amour est
l’âme, l'essence, l'énergie
secrète, le resplendissement de la beauté.
Même lorsqu’à première
vue cette beauté n'est pas belle. »
Les extrêmes se rencontrent :
La joie, la douleur.
C'est dans un style « inspiré »,
découpé, hâché, qu’il
couche sur le papier ses réflexions, qu’il
lance ses idées les unes après les
autres, les reprenant, les retournant pour aboutir
à une méditation.
Prêtons l'oreille à
la conversation qu'il attribue au Christ et à
Marie-Madeleine dans le jardin de la Résurrection,
le jardin de Vie, qui devient jardin d'un Nouveau
Paradis, là où la femme rencontre
le jardinier et, entre eux, un lien mystérieux
se tisse : puis « Marie !
Marie... Rabbouni ! Mon maître !
Mon maître bien-aimé... Ne me retiens
pas... Va vers mes frères... Je monte vers
mon Père, et votre Père, vers mon
Dieu et votre Dieu ».
Invitation à tout chrétien
à méditer et à entrer dans
le mystère d'amour... Si souvent peint
par de grands artistes. Ici, Dominique Ponnau
s'attache à décrire un chef-d'oeuvre
de la Hyre, mais cela aurait pu être Rembrandt.
« Je ne sais toujours
pas ce qu’est la beauté. Et toujours
je vis d’elle... Je ne sais qu'une chose,
elle existe ... Elle me sauve de la désespérance.
Car je la sens éternelle... Beauté
dont je ne sais toujours pas ce qu'elle est... »
« Beauté, splendeur
de la vérité » répète-t-on
après les pères de l'Eglise.
Chantal Dubreucq-Perus
"Il me semble bien qu'il existe un rapport
étroit, intime plutôt, entre l'art
et la foi. Mais je ne sais pas lequel. Je sais
que sans l'art, sans beauté [...], je ne
serai plus là depuis longtemps."
Dominique Ponnau nous dévoile le resplendissement
du mystère qu'il entrevoit dans la nature
et les arts. De l'humble Christ en carton bouilli
d'une chapelle sicilienne aux trésors du
Louvre, les oeuvres qu'il évoque sont essentiellement
empruntées à la culture judéo-chrétienne,
ainsi qu'au réperoire gréco-romain
qu'il côtoie depuis son enfance.
Son écriture, érudite et empreinte
de poésie, éveille en nous des sentations
pareilles à celles que suscitent la lecture,
la contemplation, l'écoute d'un chef d'oeuvre.
Alors, tout comme lui, nous ne pouvons rester
insensibles à cette résonance entre
beauté et spiritualité auxquelles
il a dédié sa vie.