Présentation
par
l'EditeurPerçu sans lien avec l'histoire et dénué de toute vérité, le mythe est
souvent identifié à une fable ou une légende. Les auteurs de cet
ouvrage, en se distinguant de cette manière de voir, comprennent le
mythe comme rapport singulier à la vérité. Les grands récits de la
Bible, comme aussi les textes majeurs de la Grèce antique, sont
traversés par la question centrale de savoir comment dire l'origine :
l'origine des dieux, du monde, du mal, de la mort, de l'humanité, de
l'histoire de chaque individu. Le mythe y répond par un récit, mais un
récit qui indique que l'origine n'a pas de commencement chronologique
repérable et qu'elle échappe au pouvoir de la langue. C'est pourtant
l'impossible à dire que le mythe entend dire, non pour en annuler le
caractère indicible, mais pour le saluer et recueillir ses multiples
effets imaginaires et langagiers. Quelle fonction attribuer aux mythes
? Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? Comment opère le mythe
biblique dans l'Ancien Testament et dans le Nouveau Testament ? La
résurrection du Christ appartient-elle - et si oui, comment - au
registre du mythe ? En quoi le mythe est-il le langage d'un événement
qui fait origine pour un être humain ?
Telles
sont quelques-unes des questions traitées, ici par Jean-Daniel Causse,
Elian Cuvillier, Patrick Guyomard, Dany Nocquet, Catherine Salles et
Pierre Sauzeau. maj 07.11.2007 |