Fr. Jean-Marie Gueullette, O.P.

La vie et l'œuvre de Jean-Joseph LATASTE, op (1832-1869)
fondateur des Sœurs dominicaines de Béthanie

- Pâques 1996 -

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2. Alcide Lataste et les Conférences Saint-Vincent-de-Paul. (1852 - 1857)

Les années qui séparent l'entrée du serviteur de Dieu dans l'administration de son entrée au noviciat dominicain sont riches en événements décisifs pour son évolution spirituelle et humaine. C'est pourquoi il a semblé préférable de les traiter en deux chapitres distincts. On étudiera dans un premier temps la dimension caritative de l'existence du serviteur de Dieu, durant ces années où il fut un membre actif des Conférences Saint-Vincent-de-Paul ; puis, dans un deuxième chapitre nous reviendrons sur la même période et préciserons comment l'expérience de l'amour humain et la perte de plusieurs êtres chers ont permis au serviteur de Dieu d'approfondir sa vocation et de prendre la décision d'entrer dans l'Ordre des prêcheurs.

Ces années sont pour Alcide Lataste une période de mûrissement. Il découvre la vie professionnelle d'un fonctionnaire chargé peu à peu de responsabilités. Il est assez vite amené à vivre loin de sa famille, à organiser son existence seul dans les villes où il est envoyé. Peu de documents permettent de se faire une idée de son mode de vie, car il parle peu de lui-même. A Privas, Pau et Nérac, il a vécu seul, menant une vie édifiante aux yeux de ses collègues et voisins, et consacrant tous ses loisirs aux activités de la conférence Saint-Vincent-de-Paul. C'est également au sein des Conférences qu'il a trouvé des amis dans ces différentes villes.

L'activité d'un confrère de saint Vincent.

C'est le 4 août 1852 qu'Alcide Lataste est présenté officiellement à la conférence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-André de Bordeaux, par quatre confrères1 ; il est accueilli à l'unanimité. Depuis six mois il travaille en tant que contrôleur surnuméraire dans l'administration des Contributions directes, et c'est l'un de ses collègues2, devenu un ami, qui lui a fait connaître les Conférences. Durant les six années passées dans cette administration, il ne cessera d'être un membre actif des Conférences, dans les diverses villes du Midi où il sera nommé : Privas, Pau3, Nérac.

La principale activité des Conférences Saint-Vincent-de-Paul à cette époque est la visite à domicile des familles pauvres. Mais les conférenciers ne manquent pas d'initiatives dans d'autres domaines. Outre les actions à caractère apologétique (vente d'almanachs, lectures et catéchisme dispensé aux soldats), Alcide Lataste a eu l'occasion de participer activement à des manifestations religieuses organisées par les Conférences (retraites, adorations nocturnes).

Bordeaux.

Après son admission dans la conférence de Saint-André de Bordeaux4, Alcide en devient un membre actif. Il assiste aux réunions hebdomadaires5 et y entraîne son frère Honoré, son ami le plus intime. Celui-ci demande son admission en octobre6. Alcide Lataste reçoit la responsabilité, comme chaque conférencier, de visiter une personne pauvre7. Il a l'occasion de goûter avec ses confrères la joie de l'adoration commune du Saint-Sacrement, nous y reviendrons.

Privas.

Au début du mois de mars 1853, Alcide Lataste arrive à Privas. Il retrouve avec joie l'atmosphère des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. Il est admis à la conférence de Privas en mars 1853, grâce à une lettre du président de la conférence de Bordeaux, qui n'a pas été conservée8. Cette conférence est très vivante : elle compte à cette date soixante-trois membres, représentant toutes les classes sociales. Ayant trouvé un domicile à proximité de la caserne, Alcide est particulièrement sensible à une activité originale de la conférence : l'apostolat auprès des soldats. Il participe à des lectures données à la caserne pour les préparer à Pâques et se réjouit de constater, comme on le faisait facilement à cette époque, le nombre de soldats qui communient. Il reçoit également la charge de visites à domicile. Nous n'avons pas de témoignage direct sur la façon dont il abordait les pauvres. Le chanoine Mercier est ici un précieux témoin, puisqu'il a recueilli des récits sur ce sujet :

    Doué d'un cœur bon et compatissant, il ne fut pas longtemps novice dans l'exercice de la charité. Se dévouer était pour lui un besoin ; il s'efforça de le satisfaire, à Bordeaux d'abord, et ensuite à Privas. Au dire d'un respectable ecclésiastique qui exerçait alors le ministère dans cette ville, Alcide Lataste ne se contentait pas de se rendre chez les malheureux dont la visite lui était assignée, pour leur porter, en simple commissionnaire, un bon de pain ou de viande : il s'attachait à eux et se les attachait. Ses visites étaient longues et respiraient la plus franche cordialité ; aussi étaient-elles attendues avec impatience et accueillies avec joie. Nous pourrions citer au nombre des pauvres qui lui étaient échus en partage, un vieillard qui, par amour et par respect pour son bienfaiteur, avait grand soin, quand il prévoyait son arrivée, de rendre nets les abords de sa demeure et d'en orner l'intérieur avec de la verdure et des fleurs. Ajoutons qu'en faisant à ses confrères le récit des entretiens qu'il avait avec ses pauvres et des consolations qu'il trouvait auprès d'eux, Alcide les intéressait au plus haut point et leur suggérait le désir de l'imiter. On peut dire en toute certitude, qu'en dehors du temps que réclamait l'accomplissement de ses devoirs professionnels, il ne vivait que pour ses pauvres, s'occupant non seulement des malheureux dont il était chargé pour le moment, mais encore de ceux qu'il avait connus dans les villes où il avait précédemment résidé.

    Quant à la Société qui se dévouait avec tant de zèle au soulagement de la classe indigente, il l'aimait au-delà de toute expression ; et il priait spécialement pour son extension et pour la sanctification personnelle de chacun de ses membres. Apprenait-il la fondation d'une nouvelle conférence, il s'en réjouissait comme d'un évènement particulièrement heureux ; et dans l'occasion il cherchait à en faire établir d'autres, là où elles n'existaient pas encore9.

Les quelques réflexions personnelles que le serviteur de Dieu a pu exprimer notamment dans des lettres à ses frères sur les sentiments qui l'habitaient dans ces visites viennent confirmer ce témoignage10.

Pau.

A la suite des réactions de son père à propos du projet de mariage avec Cécile de Saint Germain, Alcide est muté à Pau11 en octobre 1853. Ici encore, il rejoint la conférence Saint-Vincent-de-Paul dès son arrivée12. Il reçoit dès le 4 octobre le patronage d'une famille pauvre13, celle d'un fonctionnaire mort en laissant sa veuve et ses enfants dans la détresse. Il découvre également une activité originale de la conférence de Pau, celle du patronage des apprentis : les confrères prennent en charge de jeunes apprentis qu'ils suivent dans leur travail et leur vie familiale, ce qui permet de leur apporter des secours matériels et une « influence morale » ainsi qu'à leur entourage. La façon dont Alcide raconte ces activités montre bien l'objectif moral et missionnaire des Conférences ; il ne s'agit pas tant d'apporter des secours matériels que de créer des liens avec des personnes que leur situation sociale ou le respect humain maintient loin de l'Eglise. Ainsi, par exemple, la conférence de Pau décide de diminuer les secours donnés à chaque famille « pour étendre d'avantage l'influence morale de la conférence. » Les visites à domicile sont le moment privilégié de cette influence. Il ne s'agit en aucun cas de déposer rapidement un bon de pain ou un vêtement chaud, mais bien de profiter de la familiarité qui s'instaure semaine après semaine pour transmettre une parole chrétienne aux pauvres que l'on visite14. Parmi les activités des Conférences, le serviteur de Dieu regrette de ne pas retrouver à Pau ce qu'il avait apprécié à Privas : le souci des soldats et de leur vie chrétienne. S'appuyant sur les recommandations faites par le P. Hermann lors d'un sermon de charité en faveur de la conférence, Alcide Lataste devient un membre actif de la commission qui est chargée de mettre en place cet apostolat. Il s'engage15 à assurer deux fois par semaine en fin d'après-midi la classe aux soldats de la caserne Bernadotte16. Son appartenance à la famille vincentienne est telle qu'il participe aux réunions de la conférence de Cadillac récemment fondée lors d'un séjour de vacances dans sa famille, en avril 185417.

Nérac.

M. Leyer, lui aussi contrôleur des Contributions, avait introduit, nous l'avons vu, Alcide Lataste dans les Conférences Saint-Vincent-de-Paul. Il est resté en relation avec lui malgré les séparations entraînées par leurs affectations de fonctionnaires. En 1855, il est en poste à Nérac, où il n'existe pas de conférence Saint-Vincent-de-Paul. Cela lui vaut d'être exhorté par Alcide Lataste à en fonder une. Dans une lettre dont l'original est perdu mais dont une partie a été publiée par le chanoine Mercier, on peut constater la vigueur que le serviteur de Dieu savait employer pour convaincre ses amis de ce qui lui semblait important :

    Tu es vraiment responsable, lui écrivait-il, si la conférence de Nérac n'est pas organisée. Il faudrait des prédicateurs, dis-tu ? Erreur : il faut du zèle, du courage, de la bonne volonté, et rien que cela. Des prédicateurs vous rendraient plus nombreux, mais ne feraient peut-être pas une conférence meilleure.

    Vous êtes quatre bien convaincus, il n'en faut pas davantage. Rappelle-toi la parole du Maître : « il sera demandé beaucoup à ceux qui ont reçu beaucoup. » Toi, tu as des convictions religieuses ; ta position te permet de disposer de quelques heures de loisir ; tu as sous la main, pour ainsi dire, des hommes de bonne volonté ; tu connais les Conférences, tu les aimes, tu sais tout le bien qu'elles peuvent faire pour maintenir dans la religion non seulement les pauvres, mais souvent toute une population. D'un autre côté, l'on te presse pour que tu te dévoues à cela. Crains donc qu'un jour, Dieu ne te demande compte de cette apathie, de cette insouciance dans son service, qui fera peut-être que bien des âmes qui auraient été sauvées, ne le seront pas. Au jour du jugement, tu le sais, nous serons responsables non seulement de tout le mal que nous aurons fait, mais aussi du bien que nous aurions pu faire et que nous n'avons pas fait. Terrible pensée, bien propre à réveiller notre zèle18.

Le 20 mars 1856, le hasard des mutations administratives donne à Alcide Lataste l'occasion de mettre lui-même en pratique les exhortations qu'il a su faire à son ami : il arrive à Nérac, pour occuper le poste tenu jusque là par L. Leyer. Dès le 7 avril, il fonde une conférence, avec huit laïcs, sous la présidence d'honneur du curé de la paroisse19. L'objectif que se donne le petit groupe est double : visite à domicile des familles pauvres et diffusion des bons livres20. La lettre officielle d'agrégation aux Conférences Saint-Vincent-de-Paul est adressée par leur président à la conférence de Nérac le 7 juillet 185621. Un an plus tard, cette conférence comprendra déjà dix-neuf membres, dont plusieurs ouvriers22.

En tant que président de la conférence de Nérac, Alcide Lataste met sur pied un « fourneau économique », reposant sur un système d'actions vendues aux bienfaiteurs23. Cette sorte de soupe populaire ouvre ses portes le 8 décembre sous la présidence de Mgr l'évêque d'Agen24, pour la joie des pauvres qui l'appellent l'« hôtel à 6 sous ». Le jour de Noël, est proposé un repas de fête comprenant le plat traditionnel de la région pour Noël, un bœuf mode25. Moins d'un an plus tard, le fourneau économique avait distribué plus de 46 000 repas chauds aux indigents26.

La jeune conférence de Nérac connaît des difficultés administratives lorsqu'elle cherche à organiser, à l'automne de 1857, une loterie pour recueillir des fonds destinés à ses activités caritatives. Le préfet d'Agen refuse l'autorisation nécessaire afin de ne pas empiéter sur les prérogatives du bureau de bienfaisance local au profit d'un organisme caritatif sans existence légale. L'infatigable président envoie une supplique à l'empereur Napoléon III, avec copie au président des Conférences Saint-Vincent-de-Paul : « Serviteurs des pauvres, c'est en leur nom, Sire, que nous nous adressons à votre cœur, c'est à ce titre seul que nous avons l'espérance d'obtenir une faveur à laquelle nous reconnaissons n'avoir aucun droit29. »

Alcide Lataste ne quittera les Conférences Saint-Vincent-de-Paul qu'au jour de son entrée au noviciat dominicain de Flavigny, le 4 novembre 1857. Il aurait aimé, selon ses propres termes, être appelé en religion frère Marie-Vincent31. Il gardera durant toute sa vie religieuse une grande dévotion à saint Vincent de Paul et un attachement sincère à ses anciens confrères.

C'est dans ces groupes caritatifs qu'il a découvert et approfondi trois dimensions de la vie chrétienne qui seront déterminantes dans son œuvre : la vie communautaire, le souci des pauvres et le culte de l'eucharistie.


1 . MM. Furgole, Leblanc, Leyer, Pineau, registre de la conférence de la paroisse Saint-André, transférée depuis à la paroisse Saint-François-de-Sales.

2 . L. Leyer qui l'avait également introduit au cercle Fénelon, voir Mercier, p. 29 sv. ; Summ. Add. p. 588-589 § 34,36,37.

3 . Il est admis à la conférence de la paroisse Saint-Martin de Pau en octobre 1853. Son nom figure sur les registres des présences de la conférence jusqu'au 7 mars 1856, mais son inscription n'a pas été notée. (Registre de la conférence de Saint-Martin de Pau, Orig. arch. dioc. de Bayonne) ; lettre du président de cette conférence à la prieure générale de Béthanie du 31 janvier 1937 (Orig. A.B.), et Summ. Add., p. 589-590 § 38- 40.

4 . Admission à l'unanimité par vote au scrutin secret, registre des délibérations de la Société de Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-André de Bordeaux. (Orig. Arch. dioc. Bordeaux).

5 . Il participe pour la première fois à la réunion le 1er septembre 1852. Jusqu'à son départ, le 27 février 1853, le registre de la conférence signale sa présence assidue aux débats. (Orig. Arch. dioc. Bordeaux).

6 . Admission à l'unanimité de M. Honoré Lataste le 20 octobre 1852, registre de la conférence de Saint-André de Bordeaux. (Orig. Arch. dioc. Bordeaux.)

7 . Le 8 décembre 1852. (registre de la conférence de Saint-André de Bordeaux ; Orig. Arch. dioc. Bordeaux).

8 . Voir la lettre 15 du 29 mars 1853, du serviteur de Dieu à son frère Emile, reproduite intégralement à la fin du chapitre.

9 . Orig. A.B., Mercier, p. 33-34., Summ. Add. p. 590, § 40-43.

10 . Voir les lettres 15, et 17 reproduites intégralement en fin de chapitre, (Orig. A.B. ; Summ. Add. p. 590-591 § 43-44).

11 . La lettre par laquelle le serviteur de Dieu est informé de son changement d'affection est datée du 6 août 1853, mais son supérieur, l'inspecteur Campardon, lui fait savoir qu'il n'autorisera son transfert qu'après l'arrivée d'un successeur. (Org A.B.)

12 . Son inscription ne figure pas sur le registre de la conférence de Saint-Martin de Pau, mais son nom apparaît sur les procès verbaux de 70 séances, du 4 novembre 1853 au 7 mars 1856. (Orig. Arch. dioc. Bayonne.)

13 . Lettre 19, du 4 octobre 1853 à son frère Emile. (Orig. A.B.).

14 . On trouvera des commentaires d'Alcide Lataste sur les activités de la conférence de Saint-Martin de Pau, dans la lettre 457, reproduite intégralement en fin de chapitre. (Orig. A.B.).

15 . Procès verbal de la réunion du 9 décembre 1853 (registre de la conférence de la paroisse Saint- Martin de Pau ; Orig. Arch. dioc. Bayonne).

16 . « Nous venons aussi d'établir à Pau l'œuvre de Saint Maurice. Ce sont des écoles du soir pour les militaires. Il n'y en a encore eu que cinq ou six et cependant ils commencent à être très nombreux. Ils sont enchantés de rencontrer ainsi des amis loin de leur famille et témoignent beaucoup de reconnaissance et de bonne volonté. Nos classes ont lieu les lundi, jeudi et samedi chaque semaine, de 5 h à 7 h 3/4 ou 8 h du soir. Cela marche très bien, Dieu bénira notre œuvre, je l'espère, et la soutiendra lui-même, car sans Dieu, nous ne pouvons rien. Les classes se divisent en plusieurs parties. D'abord une petite prière, puis une instruction religieuse ou un récit amusant, ou l'histoire de quelque guerrier célèbre, puis leçon de lecture et d'écriture, d'orthographe, de calcul... et à la fin, la prière du soir. » (extrait de la lettre 20, du 5 janvier 1854 à son frère Emile). Un an plus tard, la lettre 26, du 5 janvier 1855, à Emile témoigne du succès de cette entreprise, une centaine de soldats participent au cours du soir. (Orig. A.B. ; Summ. Add. p.592, § 45-46.)

17 . Lettre 458, du 10 avril 1854, à son ami Blacas. (Orig. A.B.).

18 . Mercier, p. 34--35.

19 . Lettre à Leyer, citée par Mercier, p. 36, et dont l'original est perdu. « J'aime tant les Conférences que l'isolement sans elles me serait insupportable ; aussi je bénis Dieu de m'avoir enfin accordé ce que j'appelais de tous mes voeux. Oui, mon cher, la conférence de Nérac est venue au monde ; elle est née dans le salon de M. le Curé, au nouveau presbytère. Les parrains étaient MM. J'ai écrit à M. Baudon, en lui disant que tu avais jeté la semence et que je suis venu faire la moisson... Quant au bureau, oh ne m'en parle pas... M. D... est trésorier, M. D... secrétaire, et le président, un blanc bec de contrôleur qui ne vaut pas deux centimes et demi, mais qui a les épaules fortes, et qui, si l'édifice croule (ce qui ne se peut pas), pourrait sans inconvénient le recevoir sur le dos » (Mercier, p. 36). Un autre écho, plus administratif, de cette fondation se trouve dans la demande d'agrégation adressée au siège des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, à Paris, le 9 avril 1854 par le président, Alcide Lataste, (archives des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, Paris. Une lettre d'Alcide Lataste au président des Conférences qui relate les circonstances de la fondation est reproduite intégralement en fin de chapitre, lettre 447, du 20 avril 1856. Orig. A.B.) - Il avait écrit à un autre ami, quelques jours plus tôt : " être hors de Cadillac et sans conférence c'est pour moi être doublement sans famille" (lettre 459, du 3 avril 1856, à Blacas.)

20 . Feuille de renseignements pour l'agrégation de la conférence de Nérac accordée le 7 juillet 1856 (archives des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, Paris)

21 . Echo dans la lettre de remerciement 448, du 14 juillet 1856. (Orig. A.B.).

22 . Lettre 446/a, du 12 mars 1856, au président de la Société Saint-Vincent-de-Paul. A cette date, vingt-huit familles sont secourues. Malgré les faibles ressources de la conférence, la modicité de ses aumônes permet d'en augmenter le nombre et donc d'étendre l'influence morale de la conférence. (Orig. A.B.)

23 . Lettre 449, du 8 septembre 1856, au président des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. Il l'informe du projet concernant le fourneau économique. (Orig. A.B.)

24 . Lettre 450, du 23 décembre 1856 au président des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. (Orig. A.B.)

25 . Ibid.

26 . Lettre 453, du 2 septembre 1857, au président des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. (Orig. A.B.).

29 . Lettre 454, du 19 août 1857, au président des Conférences Saint-Vincent-de-Paul. L'absence de réponse à cette supplique et le silence des archives à ce propos ne permettent pas de savoir comment fut réglée la question.

31 . Notes personnelles du noviciat, p.82. (Orig. A.B.).

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