Fr. Jean-Marie Gueullette, O.P.

La vie et l'œuvre de Jean-Joseph LATASTE, op (1832-1869)
fondateur des Sœurs dominicaines de Béthanie

- Pâques 1996 -

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L'approfondissement de la vie spirituelle et la formation théologique.

La correspondance du serviteur de Dieu avec sa famille et avec Mme Piron durant les années qu'il passe à Saint-Maximin présente une évolution notable. Nous avons, en effet, déjà souligné le caractère très apologétique des lettres qu'il envoie à son père et ses frères. Il semble que le jeune théologien a pour principal objectif de convertir ses proches, de réfuter tous les arguments qui pourraient les tenir éloignés de la foi. Parallèlement, sur le plan spirituel, le jeune religieux est très avide pour lui et pour les autres de pratiques de dévotions, de participation à diverses confréries. Les lettres sont longues comme des dissertations, elles sont construites selon une argumentation qui se veut rigoureuse. Le serviteur de Dieu lui-même s'est rendu compte de sa propre évolution. D'une part, il mesure qu'il ne faut pas anticiper sur le ministère sacerdotal54, et que son devoir n'est pas pour l'instant la conduite des âmes, mais l'étude et la prière ; à l'égard de sa famille, il comprend, devant les appels à la discrétion que lui envoient ses frères et son père, qu'il lui faut respecter le rythme de chacun55. D'autre part, il comprend, pour sa propre vie spirituelle, qu'il lui faut introduire une hiérarchie dans les pratiques de dévotion, pour ne pas confondre l'essentiel et l'accessoire56. Jeune religieux, il n'avait de cesse d'accumuler des pratiques de dévotion57, et d'y inviter ses correspondants : peu à peu, l'acclimatation à la vie religieuse et la pratique théologique l'aident à centrer sa vie spirituelle sur l'essentiel, l'amour de Dieu accueilli dans la patiente fidélité de l'observance quotidienne.

Cette fidélité dans le service du Seigneur qui seule donne un sens à la vie religieuse, transparaît dès 1861 dans un fragment de lettre à son frère Honoré dont l'original est perdu :

    Tout ce que je fais se rapporte au même point central, à ce que je désire, à ce que j'aime par-dessus tout, à Dieu, à Jésus ! Si je suis éveillé la nuit, c'est la cloche qui m'appelle, et dont les tintements bien-aimés semblent me dire : « Alerte ! Ton Ami, ton Père, ton Sauveur, Jésus t'attend, hâte-toi ; il t'attend pour recevoir tes caresses, pour te prodiguer les siennes ; pour recevoir tes protestations d'amitié, et pour te dire de nouveau dans le plus intime de ton âme, et pour la dix-millième fois peut-être : "Tu es mien ! patience ! courage ! espérance ! Un jour, bientôt tu seras dans mes bras, tu seras à moi pour l'Eternité !" » Même appel à six heures, et près de deux heures se passent alors dans ces entretiens délicieux. Viennent les études, les classes, les récréations, et dans les études, les classes, les récréations, c'est Lui, toujours dont nous nous occupons, que nous écoutons, que nous cherchons, que nous goûtons soit dans les Ecritures sacrées, soit dans la science sainte, soit dans nos frères et dans nos supérieurs. Et le soir, quand arrive la fin de la journée, quand la cloche donne le signal du repos, alors on se couche en paix. On vient de lui dire, comme Il disait sur la croix : « Seigneur, je remets mon âme entre vos mains. » Et avec le Prophète : « Dans la paix, en vous Seigneur, je vais dormir et me reposer. » Et que la besogne soit avancée, ou non, on s'endort en paix, sans inquiétude, on a rempli sa journée, et l'on sait que celui qui nous aime et nous garde, Jésus, ne dort pas.

    Ah ! cher ami, cher frère, rien n'est bon, rien n'est doux, rien n'est suave au coeur, comme cette unité parfaite de vues, de sentiments, de travaux, d'affections, d'espérance, partant toutes du même principe, et aboutissant au même point central : Jésus ! Dieu ! Voilà la source profonde de notre joie, de ce calme, de cette paix enivrante et indéfinissable que l'on respire dans les couvents, pour peu qu'on y habite, et que tu as éprouvés toi-même58.

La formation théologique.

Quelle est la formation théologique des novices-profès de la province de France dans les années 1859-1863 ? La réponse en est difficile à donner, elle ne repose que sur un certain nombre d'indices. Nous ne possédons pas de Ratio studiorum generalis ou particularis pour cette époque ou de document équivalent. Vingt-sept dissertations et notes d'études du serviteur de Dieu ont été conservées. La plupart de ces devoirs d'étudiants portent sur des sujets d'apologétique. On perçoit une théologie très défensive qui a pour mission de réfuter les arguments de l'adversaire et d'apporter des preuves de ce qu'elle affirme. Les références auxquelles l'étudiant fait appel sont hétéroclites.

- La Bible est souvent citée, sous la forme de versets qui viennent soutenir l'argumentation, sans référence au contexte ; il faut souligner l'abondance de ces citations bibliques qui montrent une bonne familiarité avec l'ensemble du texte sacré. Un seul texte semble être la base d'un véritable travail d'Ecriture sainte : il rassemble des commentaires précis sur les sept premiers psaumes, avec des allusions au grec et à l'hébreu qui proviennent probablement du cours : le serviteur de Dieu ne donne jamais ensuite l'impression d'avoir appris ces langues.

- Les références à saint Thomas d'Aquin sont assez fréquentes, mais elles sont rarement accompagnées d'une référence précise au texte. Quand c'est le cas, il s'agit exclusivement de la Somme théologique, et une fois du De régimine principorum. Les étudiants dominicains avaient un accès au texte même de saint Thomas, accompagné des commentaires d'un lecteur, comme l'indique une lettre à son frère59 :

    La Somme de saint Thomas, par exemple, où nous apprenons la théologie est un énorme in-folio de plus de mille pages à deux colonnes et d'une impression très serrée. La doctrine est si serrée aussi et si profonde qu'avec un ou deux articles, c'est-à-dire quarante ou soixante lignes, notre R. P. lecteur a grandement de quoi occuper toute la classe, en les développant.

- Les autres auteurs théologiques font l'objet d'un traitement rapide. Il s'agit très probablement de citations extraites de recueils, de la Catena Aurea, et du Cornelius a lapide qui est un manuel pour prédicateur dont la traduction française venait de paraître60.

- Les auteurs philosophiques sont peu nombreux, mais il semble paradoxalement qu'ils aient fait l'objet d'une lecture plus approfondie que les auteurs théologiques. Ainsi Emile de J. J. Rousseau, La Religion naturelle et Le Devoir, de J. Simon, certains dialogues de Platon font souvent l'objet de discussions approfondies.

La plupart de ces travaux ne sont pas datés. Cependant, il semble qu'à l'approche des ordinations, les étudiants aient été invités à rédiger des textes qui puissent servir de conférences. Il est probable que les étudiants les plus expérimentés proclamaient ces essais de conférence devant leurs frères61, en particulier au réfectoire, comme cela se fera encore au siècle suivant dans les couvents de formation.

Le serviteur de Dieu donne peu de détails sur sa vie d'étude. Il s'y adonne sérieusement : on le constate dans la fermeté théologique avec laquelle il abordera les questions morales posées par la prédication aux détenues. Le caractère studieux de la vie des frères à Saint-Maximin est accentué pour le serviteur de Dieu par la solitude à laquelle sa maladie le condamne souvent.

    A Saint-Maximin, le Père Lataste se livra avec ardeur à l'étude de la théologie et au soin de sa perfection. Il avait vécu suffisamment dans le monde pour se rendre compte de l'importance de fortes études pour répondre aux besoins de la société ; il s'y appliqua avec goût et persévérance depuis le mois de novembre 1858 jusqu'au mois d'avril 1863. Il savait saisir avec un grand tact dans toutes les questions le côté pratique en même temps qu'élevé et lumineux qui pourrait lui permettre d'exercer un jour le saint ministère avec profit pour les âmes62.

La rencontre de sainte Marie-Madeleine.

Le 20 mai 1860, les frères du couvent de Saint-Maximin organisent une grande fête à l'occasion de la translation des reliques de sainte Marie-Madeleine dans une châsse neuve. L'évènement est lié à la restauration du couvent occupé à nouveau depuis quelques mois. Les fêtes sont grandioses, en présence de nombreux évêques. Une seule ombre au tableau, le Père Lacordaire devait venir prêcher pour la circonstance, lui qui avait tant fait pour que l'Ordre reprenne sa charge de prière et d'accueil auprès des sanctuaires magdaléniens de Saint-Maximin et de la Sainte-Baume. Malheureusement, la maladie qui l'emportera un an plus tard l'empêche au dernier moment de se rendre en Provence. Le frère Jean-Joseph est toujours très handicapé par sa hanche ; il fait de longs séjours à l'infirmerie conventuelle63. Cela lui vaut d'être admis, avec deux autres frères malades, à baiser le crâne de sainte Marie-Madeleine au moment où on l'extrait de sa châsse64. Ce geste de dévotion est l'occasion d'une expérience spirituelle très marquante. Le serviteur de Dieu rappellera souvent cette scène en parlant de Marie-Madeleine, en particulier lorsqu'il aura l'occasion de prendre la parole dans des prisons ou des refuges.

    Et maintenant, quelle place pensez-vous que Madeleine occupe au ciel ? Pour moi, je ne serais pas surpris que nous puissions un jour contempler la Pécheresse repentie immédiatement après la Vierge Immaculée. J'ai souvent pensé à ces choses et je crois qu'il en est ainsi. Permettez-moi un souvenir personnel où me fut suggérée cette pensée :

    Récit de la procession des reliques [...] et baisant cette tête autrefois avilie, aujourd'hui sacrée, je me disais : Il est donc vrai, les plus grands pécheurs, les plus grandes pécheresses ont en eux ce qui fait les plus grands saints ; qui sait s'ils ne le deviendront pas un jour65.

Il faut souligner la force de cette expression : les plus grands pécheurs ont en eux ce qui fait les plus grands saints. Cette formule devenue célèbre est extrêmement audacieuse. Il ne s'agit pas de chanter l'espoir d'une conversion possible, d'attendre que la grâce fonde sur le pécheur pour en faire un saint, mais de croire que tout homme a cette grâce en lui, par création. L'éclosion de la sainteté dépend alors, non pas du bon vouloir de Dieu, mais de la façon dont le sujet et son entourage favorisent l'actualisation de cette grâce. On comprend qu'une telle attitude, une telle confiance, à l'égard de la nature humaine ait pu permettre au serviteur de Dieu d'oser la fondation de Béthanie quelques années plus tard. Désormais, il lui sera presque impossible de parler de la miséricorde, de l'amour de Dieu pour les pécheurs, sans faire allusion à Marie-Madeleine.

Le lendemain, un pèlerinage conduit la foule et les évêques à la grotte de la Sainte-Baume. Le frère Jean-Joseph retrouve à cette occasion sa fibre poétique pour chanter Marie-Madeleine, dans des vers qui seront publiés au mois de juin 1860 dans l'Année dominicaine.

La proximité des reliques de sainte Marie-Madeleine a profondément touché le serviteur de Dieu durant toutes ses études à Saint-Maximin. Ce sanctuaire, avec la Sainte-Baume66, restera pour lui, un des hauts lieux dont il aimera parler. Notons déjà que de la tradition provençale concernant Marie-Madeleine, il ne retiendra presque jamais le thème de la pécheresse faisant pénitence dans la solitude, durant trente ans. Ce qui le frappe avant tout, dans la spiritualité magdalénienne, c'est l'amour manifesté au Seigneur, c'est la miséricorde du Christ accueillant cet amour et faisant de la femme perdue le premier témoin de la résurrection.

Etapes vers le sacerdoce.

Trois ans après sa première profession, le 10 mai 1862, le frère Jean-Joseph fait profession solennelle. Il choisit, à cette occasion d'ajouter le nom de la Vierge Marie à son nom de religieux : il devient donc le frère Marie-Jean-Joseph Lataste. Il aborde cet engagement définitif de façon paisible, soucieux de se donner au Christ et de n'avoir que lui « comme but et centre de toute sa vie67 ». Si la marche du serviteur de Dieu vers la profession religieuse avait été retardée par la maladie, les étapes qu'il franchit vers le sacerdoce se succèdent à un rythme normal.

Ordres mineurs : 22 septembre 1860, à Aix, des mains de Mgr Chalandon, archevêque d'Aix68.

Sous-diaconat : 20 septembre 1862, à Saint-Maximin, des mains de Mgr Pétagna délégué de l'évêque de Marseille69.

Diaconat : 20 décembre 1862, à Aix-en-Provence (chapelle du grand séminaire) des mains de Mgr Chalandon70.

Ordination sacerdotale : 8 février 1863, à Marseille (oratoire des sœurs du tiers-ordre de Saint-Dominique), des mains Mgr Petagna71.

A l'approche du sacerdoce, le serviteur de Dieu éprouve toujours une crainte devant la sainteté qu'exige une telle mission. Mais il n'est plus écrasé par elle, comme dans sa jeunesse ; il s'appuie désormais sur la miséricorde de Dieu.

    Oh ! que le pouvoir du prêtre est grand, merveilleux, redoutable ! Aussi, si l'on voit souvent dans les emplois du monde des hommes à la hauteur de leur position, jamais un prêtre, si vertueux et si saint qu'il soit, ne sera ni ne pourra se rendre digne, rigoureusement parlant, de sa mission divine ; il restera toujours au-dessous ; et ce qu'il est, il le sera, non par ses mérites, mais uniquement par la très grande miséricorde de Dieu à son égard72.

Le souci des âmes tombées.

Il a déjà été possible de se rendre compte du zèle apostolique qui habitait le serviteur de Dieu dès son entrée dans l'Ordre. Son souci de la conversion des siens lui a même causé quelques ennuis. Sa correspondance de frère étudiant, en particulier avec Mme Piron, fourmille d'appels à la prière pour des âmes à convertir73.

Deux allusions sont importantes à souligner. Mme Piron lui avait probablement écrit à propos d'une femme dont elle avait fait la connaissance et qui devait être dans une situation difficile. Le serviteur de Dieu dévoile à ce propos un attrait qu'il semble commencer à ressentir pour les brebis perdues :

    Je comprends cette prédilection pour les âmes dégradées et perdues, je la ressens aussi parce que je crois que souvent ce sont de belles et nobles âmes qui sentent en elles des aspirations qu'elles ne s'expliquent pas et qui ne sont autre chose que des appels de Notre Seigneur qui les veut aimer et parce qu'elles ne sont pas éclairées et ne savent pas quelle est cette voix elles cherchent dans les créatures un bonheur qui n'y est pas, et ne l'y trouvant elles cherchent encore, épuisant toutes les joies créées sans trouver nulle part le rassasiement qui n'est qu'en Dieu. Oh ! si la miséricorde de Dieu n'avait pas eu pitié de nos âmes et ne nous avait éclairés, n'en serions-nous pas là tous, tant que nous sommes, tous, plus ou moins, et peut-être plus bas encore ? Pauvres âmes ! Je connais un homme du monde solide chrétien qui s'est longtemps voué à leur salut et qui en a retiré les plus suaves consolations ; plusieurs même sont aujourd'hui vouées à Dieu de ces âmes qu'il a retirées du vice tant hommes que femmes. - Mais c'est bien délicat et bien dangereux74 !

    Je suis bien heureux de ce que vous me dites de cette pauvre Madeleine. Vous faites là une œuvre bien belle et que beaucoup d'âmes très pieuses ne savent pas apprécier bien souvent. Continuez et faites de même en toute occasion puisque votre position et votre âge vous le permettent. Souvenez-vous de la bonté de Notre Seigneur pour la Samaritaine et pour la femme adultère75.

Ce souci des âmes qui risquent de se perdre et de tomber dans le désespoir se retrouve dans les prémices de sa prédication. Sa première prédication publique a été donnée pour le vendredi saint de 1863 dans une petite paroisse proche de Saint-Maximin76. Cette première occasion de prêcher lui demande beaucoup de travail, il prépare un texte qui fait plus de cinquante pages ! De ce très long commentaire de la passion du Christ, qu'il est imposssible de citer ici intégralement, retenons deux passages qui sont comme le premier cri de miséricorde du futur apôtre des prisons. Il fait dire au Christ :

    à force d'être aimé tu aimeras à ton tour, et devenu mon ami, tu seras bientôt un autre moi-même ; devant l'amitié tous les rangs et toutes les distinctions s'effacent. Ainsi par amour pour toi je me suis fait homme ; mais si tu m'aimes, je te ferai Dieu.

Plus loin, d'une manière plus explicite encore, il s'adresse à son auditoire, pour appeler les cœurs les plus endurcis à s'ouvrir à la grâce.

    Tous vos crimes, si grands qu'ils soient, n'arriveront jamais aux proportions de son amour infini et de son infinie miséricorde ! Ne l'avez- vous pas vu déjà pardonner tous ses péchés à Madeleine, absoudre la femme adultère, regarder Pierre et le sauver ? Ne l'entendrez-vous pas tout à l'heure promettre au bon larron une place dans son paradis... Ah ! de grâce, mes frères, quoi que vous ayez fait, quoi que vous fassiez, ne désespérez jamais de la miséricorde de Dieu ; mais pour cela ne vous exposez pas au désespoir par une résistance opiniâtre à sa grâce qui vous sollicite, en ce moment même77.

Après quelques mois passés dans la prière et l'étude, il reçoit l'ordre de se rendre encore une fois à Barèges et de rejoindre ensuite directement le couvent de ministère où il est assigné : Bordeaux.


54 . Lettre 250, du 8 octobre 1861, à Mme Piron. (Orig. A.B.).

55 . R. Evers emploie à propos des lettres apologétiques du serviteur de Dieu à sa famille l'expression « lettres-sermons ». Sur son changement d'attitude voir la lettre 34, du 30 mai 1861, à son frère Emile, reproduite intégralement p. 119. (Orig. A.B.).

56 . Sur ce point, la lettre 249, du 5 mai 1861, à Mme Piron, reproduite intégralement p. 116, est déterminante. ( Orig. A.B.)

57 . Pour lui : demande d'inscription à des associations pieuses et confréries : Association des Cinq-Plaies (lettre 247, du 28 octobre 1860, à Mme Piron). - Pour les autres : participation aux suffrages des bienfaiteurs dominicains (lettre 248, du 4 avril 1861, à Mme Piron).

58 . Fragment de la lettre du 2 janvier 1861 à son frère Honoré (Orig. perdu, copie A.B.)

59 . Lettre 12 à son frère Honoré, s. d. (Orig. A.B.).

60 . Son usage chez les frères dominicains est attesté par p. m. etcheverry, (op. cit., p. 115).

61 . Un certain nombre de ces travaux commencent par « Mes frères ».

62 . Mercier, Summ. Num. III, p. 81, § 117-118.

63 . Témoignage du P. Le Tellier Summ. Num. XI, p. 322 § 16.

64 . L'Année dominicaine 1859-1860, p. 327, en bas de page : « trois religieux malades furent conduits sur l'estrade pour se recommander à sa protection ».

65 . Sermon 188 du 23 juillet 1865 au Moulleau, sur Marie-Madeleine, cité intégralement p. 199.

66 . Au mois d'août 1862, une nouvelle fête marquera le transfert de reliques de sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin à la Sainte-Baume. La châsse exécutée à cette occasion est décorée notamment avec une statuette représentant un dominicain et à laquelle on a donné les traits de Lacordaire (lettre 261, du 30 août 1862, à Mme Piron). Avant de quitter Saint-Maximin, le serviteur de Dieu retourne célébrer la messe à la Sainte-Baume avec un frère (lettre 270, du 22 juin 1863, à Mme Piron ; (Orig. A.B.).

67 . « Résolutions de retraite de profession solennelle » notes spirituelles. (Orig. A.B.).

68 . Summ. Num III, p. 70, § 65-66, (Orig. A.B.).

69 . Summ. Num III, p. 71, § 67-68, (Orig. A.B.).

70 . Summ. Num III, p. 71-72 § 69-70, (Org A.B.).

71 . Summ. Num III, p. 72 § 71-72, (Org A.B.).

72 . Mercier, p. 138. Orig. perdu.

73 . Son père, qu'il voudrait voir revenir à la foi pour le cinquantième anniversaire de son mariage (lettre 257, du 4 mars 1862 ; à Mme Piron où il s'agit également des noms de baptême d'Eugène de Saint-Germain, frère de Cécile, et de M. Itié, son ancien maître ) ; lettre 256, du 25 février 1862 : un jeune séminariste en péril ; lettre 263, du 20 septembre 1862 : un pauvre abbé en difficultés (Orig. A.B.).

74 . Lettre 266, du 13 octobre 1862, à Mme Piron, (Orig. A.B.).

75 . Lettre 267, du 31 octobre 1862, à Mme Piron, (Orig. A.B.).

76 . Lettre 270, du 22 juin 1863, à Mme Piron, (Orig. A. B).

77 . Sermon 4, du 3 avril 1863, (Orig. A.B.).

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