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Bulletin de Théologie, Théologie de la création
Sciences et théologies - Année 2000

Revue des Sciences Philosophiques et Théologiques 84, 2000, 135-171


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2- Science et religion ou science et théologie ?

Dans cette partie, nous commencerons par présenter trois ouvrages qui ont une approche globale de dialogue ou d'histoire, mais qui ne développent pas un système de pensée particulier articulant science et religion ou théologie. Les huit ouvrages analysés ensuite proposent en revanche des approches diverses de la relation entre science et théologie.

    Vue globale et historique

La série Studies in Science and Theology (= SSTh)7 est associée à des colloques internationaux tenus tous les deux ans sur Science et Théologie. Ces colloques organisés auparavant indépendamment relèvent dorénavant de l'European Society for the Study of Science and Theology , fondée en 1990. Les actes sont publiés sur deux ans et correspondent ainsi à deux numéros de SSTh8.

Le 6ème colloque eut lieu à Cracovie (26-31 mars 1996) sur le thèmeThe Interplay between Scientific and Theological Worldviews . Les deux volumes de SSTh qui lui sont associés sont sortis en 19999. Ils rassemblent 41 contributions sur les 97 présentées. Il n'est pas possible de rendre compte dans ce bulletin de toutes ces contributions, mais de l'ensemble de la publication et de quelques unes d'entre elles. Rappelons d'abord les différentes sections de ces deux volumes. Pour SSTh 5 : 1) Physics and Theology, 2) Biology and Theology, 3) Mind and Nature, 4) Methodological Issues . Pour SSTh 6 : 1) Ethical Issues, 2) Orthodox Perspectives, 3) World Views of Science and Theology, 4) World Views in Public Culture, 5) Natural Theology and Revelation .

Un accord de base régit cet ensemble. Il est fondé sur plusieurs convictions. La première est que la culture est largement conditionnée par la science et qu'il est donc important que que les croyants et spécialement les théologiens et le Magistère soient informés en ces domaines. Une autre conviction est que la vision du monde dominée par le positivisme est devenue caduque. Il importe donc de reprendre le travail en matière de formulation de quelques points de la théologie, comme l'affirmation de Dieu, son action comme créateur et providence. Troisième élément, le débat est œcuménique. De fait les collaborateurs sont catholiques, protestants et anglicans, mais l'ouverture des frontières à l'Est permet d'entendre les points de vue venus de Russie. Concernant la théologie de la création un dernier trait caractérise l'ensemble. Les auteurs s'accordent en effet à reconnaître que l'action de Dieu ne doit pas être une action extérieure, venant compléter des carences, mais qu'elle doit être coextensive aux phénomènes étudiés par les sciences de la nature.

Arrêtons-nous sur quelques unes des sections de ces deux volumes. Les questions méthodologiques (SSTh 5, part 4) regroupent plusieurs communications intéressantes. L'une rappelle que savoir et croyance, objectivité et subjectivité sont impliqués ensemble tant en science qu'en théologie10. Une autre montre que les difficultés soulevées par la rencontre entre science et théologie proviennent du passage d'un langage à un autre11. Prendre en considération la dimension sémantique de tout langage est un aspect important de la relation entre science et théologie, mais un aspect seulement de la question. Allant plus loin dans l'analyse, l'étude de J. Ladrière12 constitue sans doute l'apport le plus stimulant. L'Auteur montre le rôle médiateur essentiel de la philosophie moderne entre science et théologie. La philosophie offre les moyens d'un dialogue entre ces deux disciplines où chacune comprend le point de vue de l'autre et en retour éclaire son propre point de vue, introduisant ainsi une possibilité de fécondation mutuelle. La philosophie moderne apporte en effet un éclairage épistémologique tout en manifestant, au plan du contenu, ce que science et théologie ont en commun par delà leurs différences, c'est-à-dire un domaine commun de référence.

Les sections ne sont pas toutes aussi unifiées. Tel est le cas par exemple de la section consacrée à la théologie naturelle (SSTh 6, part 5). La première contribution13 fait le point sur l'interprétation du texte fondateur de Rm 1,18-32. Bien qu'elle ne semble pas connaître les travaux de J. Barr à ce sujet14, cette étude en rejoint les conclusions. D'autres communications sont d'un intérêt limité parce que trop courtes ou bien problématiques comme celle qui veut faire dériver les principes de la mécanique quantique à partir de l'idée que Dieu est amour (p. 190s.). En revanche l'étude de C. Knight paraît la plus intéressante15. Car elle pose la question de la révélation en lien avec l'approche scientifique contemporaine. L'Auteur propose en effet un modèle psychologico-référentiel de la révélation selon lequel la même réalité révélatrice est appréhendée différemment par des groupes de cultures différentes. Cette étude invite à passer de la problématique d'une théologie naturelle à celle, plus large, d'une religion naturelle entendue comme capacité à faire l'expérience d'une révélation.

La présentation de deux sections de cette publication montre la diversité des contributions. Parmi celles qui ne sont pas présentées ici, mentionnons celle de Ernan MacMullin sur la contingence manifestée par la théorie de l'évolution et l'unité d'un dessein créateur ; celle de J. Zycinski sur les Lois de la nature dans un univers en évolution et celle de P.P. Kirschenmann sur les rapports entre la vision de la nature et celle de la morale.

On peut regretter que l'ensemble constitué par ces deux volumes n'ait pas vraiment d'unité. Une des causes tient certainement dans le fait que le colloque n'a pas pris le temps de s'interroger sur la notion d'"image du monde". Les intervenants en parlent, faisant comme si elle était obvie. Non seulement ils ne relèvent pas qu'elle est construite sur des options préalables, mais ils semblent ne pas en voir la différenciation dans les divers énoncés. Prendre en compte cet aspect aurait permis un dialogue entre les participants alors que les exposés paraissent juxtaposés.

En définitive, le lecteur trouvera dans ces deux volumes un large ensemble de travaux de longueur et d'intérêts variables. Malheureusement, il n'y a aucun index pour faciliter la recherche de contributions susceptibles de correspondre aux attentes du lecteur qui devra se contenter de la table des matières... ou bien de tout lire.

Tel qu'il se présente, l'ouvrage suivant16, écrit par plusieurs collaborateurs, est composé de trois parties : une première historique, une deuxième sur la méthode à tendance épistémologique et une troisième (la plus importante en taille) intitulée " dialogue ".

En ce qui concerne l'histoire, on peut s'étonner de ne pas plonger en deça du XVIIe siècle. Certains pensent en effet que le rapport entre "science" et "religion" au sens moderne des termes ne peut se comprendre que si on accepte de prendre un peu plus de recul historique. Inversement il faut se réjouir que le dernier article soit prospectif. Sans entrer dans les détails, l'article portant sur les XVIIe et XVIIIe siècle (John Hedley Brooke) comme celui portant sur le XIXe siècle sont très riches. L'image du XVIIIe siècle rationaliste est fortement écornée pour ceux qui veulent y voire le creuset de l'athéisme. On comprend mieux le cadre des réponses théologiques et scientifiques à Newton, l'ambivalence de la théologie naturelle. Pour Brooke le tournant qui aboutit à la sécularisation de la connaissance est tardif. Il pense que la science est certes un agent de sécularisation, mais que la théologie chrétienne (et sa pratique ecclésiale) n'est pas non plus sans responsabilités. Il montre par ailleurs comment la perspective finalement défendue d'une rationalité en dehors de toutes religions nous semble maintenant trop optimiste. De même, l'article de Claude Welch veut dissiper certains poncifs concernant la coupure entre science et théologie au XIXe siècle. Là aussi la perspective est différente selon que l'on prend le point de vue du Syllabus ou celui de la théologie libérale. Les réactions variables à l'œuvre de Darwin réservent plus de surprises que ce que la mémoire historique a caricaturé. Dans l'analyse de la sécularisation, on insiste trop facilement sur le rôle des sciences et pas assez sur celui de la philosophie, en particulier celle de Schleiermacher qui fut important. C.Welch nous fait assister aux multiples tentatives d'unification entre théologie et science, culture et religion. La volonté ainsi exprimée est de tout réinterpréter en procédant à une démythologisation systématique. Le troisième article traite du monde contemporain. Wesley J. Wildman le caractérise par la recherche de l'harmonie. Il fait remarquer très justement que l'attention qu'on porte au lien entre science et religion est corrélé à l'opinion qu'on a sur la contribution de la science au bien être. Situées entre la métaphysique de la process theology et l'agnosticisme post-kantien, nombreuses sont les tentatives d'interpréter l'action divine comme positive. Les principaux articles de la troisième partie de ce livre (la théorie du chaos, l'indéterminisme quantique, le parallèle entre le contrôle de l'homme sur son corps et l'action de Dieu sur le monde) en seront de bonnes illustrations. W.J.Wildman insiste sur un autre constat. Selon lui, l'importance accordée actuellement dans l'enseignement au lien entre théologie et science a pour objectif de favoriser la recherche d'une harmonie, dans un contexte purement américain tout au moins. Quant aux perspectives d'avenir elles se concentrent sur les modalités de l'interprétation de l'action de Dieu dans le monde. Ces perspectives sont éthiques et écologiques.

La deuxième partie concernant la méthode est, à nos yeux, moins réussie. La comparaison de la science et de la théologie (ou religion), l'approche via W.O. Quine, I. Lakatos et d'autres, traduisent l'inflexion du débat vers la question de la communication d'informations et le croisement des méthodes. Ce n'est plus le contenu de deux discours qui intéresse, mais leur croisement quand on les considère comme deux sources différentes d'informations. La perspective est développée comme " post-moderne ". Cela signifie une réinterprétation de la nature même de la théologie chrétienne, afin de comprendre comment les chrétiens sont enracinés dans leur foi. Le projet est séduisant. La réalisation nous a largement déçu. Il nous semble que les questions de traduction soulevées par exemple par Quine, justement dans leur développement scientifique et logique, nécessitent un tout autre traitement. Pour dire bref, nous avons l'impression qu'il n'y a pas collusion entre l'intelligence technique des questions posées par les problèmes de logique, de communication, de nature de l'information, et le propos que révèlent les quelques références mentionnées dans ces textes. Ce qui est dit sur l'analogie nous semble être trop simpliste : elle est présentée sous sa forme à trois termes. Or, dans l'histoire, et tout particulièrement en ce qui concerne le travail sur la science et les questions philosophiques, c'est une analogie à quatre termes qui est le plus souvent développée. Autre difficulté : nous avons du mal à retrouver derrière les considérations des contributeurs les traits principaux du christianisme. La difficulté de la notion de " religion " est bien là : que peut-on dire quand on gomme la spécificité de chacun des grands mouvements religieux ?

La troisième partie nous semble infiniment plus riche. Elle occupe plus de la moitié du volume. Les dialogues établis sont remarquables. Ils associent à chaque fois un scientifique et un des théologiens les plus intéressés à la question. La présentation est donc classique. Ils traitent de la cosmologie et de la création (William R. Stoeger et Robert John Russell), de la théorie du chaos et de l'action divine (Karl Young et John Polkinghorne), de la complémentarité quantique et de la christologie (Edward MacKinnon, James E. Loder and W. Jim Neidhardt et Christopher B. Kaiser), de la théorie de l'information et de la révélation (John Puddefoot et Arthur Peacocke), de la biologie moléculaire et de la liberté de l'homme (R. David Cole et W. Mark Richardson), de la génétique sociale et de l'éthique religieuse (William Irons et Philip Hefner). Le tout se termine par une petite bibliographie bien agréable pour qui veut savoir ce que les auteurs américains lisent (ou ne lisent pas).

Le texte qui traite de la cosmologie introduit parfaitement les thèses de S. Hawking. En ce qui concerne le chaos, il n'y a pas confusion entre le problème du chaos et la notion de désordre. La présentation qui est faite ici nous semble infiniment plus juste et féconde que celle rencontrée par ailleurs chez A. Ganoczy (voir plus loin).

La théorie quantique est traitée par E. MacKinnon d'un point de vue scientifique. Le rapport entre K. Barth, N. Bohr et la dialectique est ensuite abordée par J. E. Loder et W. Jim Neidhardt, puis repris par C. B. Kaiser. L'exposé concernant la mécanique quantique présente de manière remarquable le changement d'option de N. Bohr17. Par contre il est infiniment plus prudent en ce qui concerne l'éclatement des interprétations actuelles de la physique quantique. Il faut reconnaître que c'est justement l'aspect (déjà ancien) de la deuxième conception qu'il faut développer si l'on veut traiter de la christologie dialectique. Les problèmes du réalisme moderne conduisent à de toutes autres perspectives en ce qui concerne la théorie des champs et orientent vers les questions de pneumatologie (globalement absente).

Le concept de complémentarité est abordé de manière très intéressante dans la pensée de K. Barth et dans celle de N. Bohr dont les deux " centenaire " tombent la même année. L'un et l'autre furent marqués par S. Kierkegaard, lequel a développé une forme christologique de cette complémentarité. La complémentarité touche la notion de champ, c'est à dire de système où les forces et les objets sont indiscernables sous l'observation. Peut-être dispose-t-on là d'un outil plus puissant que l'analogie évoquée antérieurement, car structural. En ce qui concerne K. Barth, les auteurs du chapitre s'appuient sur le début de la Dogmatique, mais aussi sur un échange moins connu entre K. Barth et T.F. Torrance. En faisant le parallèle entre géométrie et physique, ce dernier affirme que la géométrie " appliquée " à la nature peut permettre de connaître la physique. De même la recherche scientifique sur la nature doit être introduite dans la théologie positive. Ce point de vue fut, pour une part semble-t-il, reçu par K. Barth. C.B. Kaiser complète très utilement son analyse en donnant l'historique de la notion de complémentarité et de son utilisation en théologie, en particulier dans les rencontres de Göttingen des années 1950. C'est une certaine conception de la rationalité qui a changé. Il fait remarquer que l'emploi de la complémentarité circulaire est de K. von Weizsäcker et non de N. Bohr.

Le quatrième dialogue concerne la théorie de l'information et la révélation. La partie théologique y est assurée par A. Peacocke qui montre comment certaines conceptions actuelles de l'information permettent de donner un sens à l'incarnation. Tout programme complexe (porteur d'information) est source d'imprévisiblité.

L'avant-dernier dialogue concerne la biologie moléculaire et la liberté humaine (David Cole pour le scientifique et W. Mark Richardson pour le théologique) et le dernier la relation entre la sociobiologie et l'éthique religieuse (avec William Iron et Philip Hefner).

L'introduction générale de l'ouvrage présente ces trois parties comme devant constituer un livre et non pas trois volumes. Chacune d'entre elles peut donc être considérée comme une pile d'un pont. Il y a bien là un projet dont la réalisation est marquée par une culture de l'échange. Il faut noter en effet que les différents collaborateurs viennent d'horizons religieux très différents. Le concept de religion qui est sous-jacent est donc vaste et dépasse ce qu'on entend généralement par œcuménisme.

Le projet de constituer un tout cohérent ne nous apparaît pas pourtant avoir abouti. Même si toute une part du livre est consacrée à des discussions, ce qui concerne la partie centrale (la méthode) a peu de retombées visibles sur les deux autres, et la première partie historique semble là pour la beauté du projet. La pragmatique des derniers dialogues en revanche permet de penser que quelque chose du projet s'est réalisé, même si ce n'est pas dans les formes esquissées dans la deuxième partie.

Le nouveau livre de B. Kaiser18 constitue une version augmentée de Creation and the History of Science, publiée par le même auteur en 199119. En s'appuyant sur un appareil de notes et une bibliographie mise à jour et enrichie, l'auteur rappelle l'originalité de la conception chrétienne du monde comme création, qui tient dans les aspects suivants : compréhensibilité du monde, unité du créé, autonomie relative de la nature et engagement éthique. Il en résume les implications pour la théologie de la création et la théologie en général dans un chapitre supplémentaire, particulièrement intéressant.

Si ces ouvrages laissent dans une certaine insatisfaction, c'est qu'ils ne situent pas clairement les partenaires du dialogue. Si la science est bien la science au sens moderne (en ses résultats ou en ses méthodes), son vis-à-vis n'est pas bien précisé. Est-ce la religion, dans le sens le plus général ? Est-ce la foi chrétienne ? Ou bien encore, la théologie comme oeuvre de l'intelligence ? On pourrait penser que ces interrogations naissent à la lecture d'ouvrages collectifs ou de ceux qui brassent une vaste période de l'histoire, il n'en est rien, comme on le verra pour les essais maintenant analysés.

7 Publiée par Labor et Fides, Genève, 1993 et sq.

8 George V. Coyne and Karl Schmitz-Moormann (ed), Origins, Time and Complexity , SSTh 1, 1993 et 2, 1994 ; Niels H. Gregersen, Michael W.S. Parsons and Christoph Wassermann (ed), The Concept of Nature in Science and Theology , SSTh 3, 1995 et 4, 1996.

9 Niels H. Gregersen, Ulf Görman and Christoph Wassermann (ed), The Interplay Between Scientific and Theological Worldviews , SSTh 5, 1997 et 6, 1998, 14,5 x 22,5, 292 et 210 pages.

10 Jitse M. van der Meer, "The Role of Metaphysical and Religious Beliefs in Science", SSTh 5, p. 247-256.

11 Alfred Kracher, "The Language of Science and the Language of Theology", SSTh 5, p. 239-246.

12 Jean Ladrière, "The Role of Philosophy in the Science-Theology Dialogue", SSTh 5, p. 217-238.

13 Richard H. Bell, "Romans 1.18-32 and the Question of Natural Revelation and Natural Theology", SSTh 6, p.165-174.

14 Cf. le bulletin précédent, RSPT 82, 1998, p. 107-110.

15 Christopher Knight, "Natural Religion Revisited : New Perspectives on Revelation", SSTh 6, p. 197-208.

16 W. Mark Richardson and Wesley J. Wildman (ed.), Religion and Science . History, Method, Dialogue, New York and London, Routledge, 1996, 17,8 x 25,5, 450 pages.

17 La notion de champ, tout comme celle de théorie quantique, a connu plusieurs étapes. Bohr a d'abord présenté un modèle d'atome avec Sommerfeld, dans la ligne des recherches sur l'électro-magnétisme. C'est vers les années 1920 qu'il en est venu à une nouvelle approche, avec W. Heisenberg, W. Pauli etc. Les positions actuelles sont très dispersées, tant en ce qui concerne la forme des champs (électro-dynamique quantique) que leur interprétation (réel voilé ou autre).

18 Christopher B. Kaiser, Creational Theology and the History of Physical Science . The Creationist Tradition from Basil to Bohr, Leiden/New York/Köln, Brill (Studies in the History of Christian Thought, vol. LXXVIII), 1997, 16 x 24,5, 459 pages.

19 Voir la recension dans le bulletin, RSPT 78, 1994, p. 96-101.

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